un polar - "power play" de joseph Finder

Publié le 29 Août 2010

Les romanciers d'aujourd'hui ont une fâcheuse tendance à se complaire dans des auto-biographies narcissiques, et se retrouvent peu dans la peinture sociale qui a fait la renommée des romans réalistes et naturalistes du 19ème siècle. Au risque de faire bondir les spécialistes, je me demande si on ne retrouve pas dans les romans policiers, notamment américains, cette dimension sociale que les romanciers dits "littéraires" ont oublié, peut-être parce qu'ils la méconnaissent.

finder.jpg"Power play" est le deuxième roman de Joseph Finder.

Il raconte la prise d'otage de l'ensemble du staff de direction d'une grande entreprise aéronautique. Les douze personnes les plus haut placées de l'entreprise Hamond, sorte de Boeing ou Airbus de roman, vont se réunir quelques jours pour un séminaire dans un chalet de grand luxe au Canada, totalement coupé du monde, à plusieurs dizaines de kilomètres de toute habitation, sans téléphone ni Internet. Déboule un commando de soi-disant chasseurs, qui réclame une rançon de cinq cent millions de dollars.

Un scénario catastrophe qui hante bon nombre de services de sécurité d'entreprises, même s'il ne s'est produit à ce jour qu'une seule fois. L'occasion de raconter l'envers du décor de ces grandes entreprises multi-nationales et des méthodes douteuses qui peuvent être employées pour faciliter la vente des avions. Et de décrire aussi ces grands cadors du top management, imbus de leur pouvoir, grandes gueules satisfaites d'elles-mêmes et sans scrupule, un peu moins fiérotes cependant dans ces situations extrêmes. 

Comme tout bon polar, un livre qu'on ne lache pas avant la fin.

Rédigé par jdio

Publié dans #un peu de culture

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