cinéma - Le grand soir

Publié le 21 Juin 2012

grandsoir1.JPGAmateur d'eau de rose et collection Arlequin, s'abstenir.

Benoît (Poelevoorde) est le plus âgé des punks à chien d'Europe. Pour survivre, il a choisi de ne vivre qu'au présent, en marchant, dans la rue. Pour ne pas penser. Car penser, c'est ouvrir la porte à la désespérance.

Son frère Jean-Pierre (Albert Dupontel) est vendeur dans un grand magasin de literie. Il fait la leçon à son frère, jusqu'au moment où il est viré  pour non atteinte de ses objectifs commerciaux, aussi peut-être pour permettre son remplacement par un fils du fondateur.

Leurs parents tiennent un restaurant, "la pataterie" dans le centre commercial. Deux paumés à leur façon, qui se sont forcés au travail pour survivre.

Bernard et Jean-Pierre apprendront que leur père n'est pas leur père, mais ce n'est qu'un épiphénomène dans un monde de désespoir, où chacun ignore son voisin.

Dans ce triste et banal centre commercial symbole de cette société où consommer remplace la vie, les deux frères traînent la leur, et se retrouvent dans la liberté de leur vie hors du système. On sent que bientôt les parents pourraient suivre leur exemple, maintenant qu'ils approchent du terme.

Les deux frères promettent alors le grand soir. 

Cette comédie noire où règnent l'absurde et la dérision est signée Benoît Delépine et  Gustave Kervern. Poelvoorde y joue un rôle taillé pour lui, et se montre géant dans ce personnage insupportable, désespéré et provoquant.

 

grandsoir.JPG

Rédigé par jdio

Publié dans #un peu de culture

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