cinéma - la terre outragée

Publié le 24 Avril 2012

La terre outragée, film de Michale Boganim

terre-outragee.jpg1986. La vie est bonne à Pripiat, ville de 50 000 habitans située à 3km de Tchernobyl. Anya se marie, Valery 5 ans, pêche avec son père, Alexeï, ingénieur à la centrale, et plante un pommier.

Et puis l’explosion, la radio-activité, les milliers de morts, l’exode. Anya voit son mari être réquisitionné au cours du repas de noces. Il est "liquidateur" du réacteur. Il ne reviendra pas. Valery et sa mère fuient Pripiat.  Alexeï refuse le silence que lui impose les autorités, et choisit de disparaître pour tenter d'aider quelques uns.

10 ans après, Anya habite en dehors, mais y revient tous les quinze jours pour guider des touristes français dans la ville fantôme. 300 dollars la visite, repas compris! Valery revient aussi, dans l’espoir de retrouver son père. Qui erre dans la ville désertée, sans identité, à l'insu de tous.

Mais  comment vivre quand sa ville, a disparu, est transformée en désert statufié.

C’est le passé qui a disparu, mort à jamais , interdit d’accès, envahi qui plus est par des immigrés qui squattent les maisons abandonnées.

Quand tout est cramé autour de soi, et en soi, ccomment ne pas se laisser contaminer lentement par la solitude. Avec ou sans Tchernobyl. La catastrophe a détruit les êtres, qui ne sont plus que les fantômes d'eux-mêmes.

Ce film à l'atmosphère pesante nous montre Tchernobyl et les environs 20 ans après. Il nous fait réfléchir sur les conséquences irréparables d'une catastrophe nucléaire.

Rédigé par jdio

Publié dans #un peu de culture

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