Articles avec #escapades tag

Publié le 4 Septembre 2012

Le Jurançon est un joli terroir au sud ouest de Pau, qui produit certes un vin blanc savoureux, mais qui présente un maison-environnement--14-.jpgpaysage vallonné très agréable et des communes au patrimoine historique et architectural intéressants.

Les deux personnages historiques clés de la région sont Gaston Phébus et Henri IV. Leurs traces se retrouvent partout.

Le vin de Jurançon est très ancien. Il est remarquable par la hauteur des cépages, afin que le fruit et les feuilles ne touchent pas le sol souvent humide en raison de la proximité des Pyrénées, et de sa plantation en terrasse, prenant la forme parfois d'amphithéâtre grec (photo ci-contre).

La Commande

lacommande--14-.jpgFondée en 1100 et 1124, « la Commanda deu Fager d’Aubertin » était la pièce maîtresse du réseau d’hôpitaux mis en place par Gaston IV le Croisé lors de la reconquête de Saragosse (1118) sur les Maures. En faisant passer la majorité des pèlerins d’Arles par le col du Somport, Gaston IV conjuguait son destin politique au grand mouvement qui poussait la chrétienté vers St Jacques. L’église romane, dédiée à St Blaise, est un joyau de l’art roman.

Restaurée, la Commanderie accueille aujourd’hui des expositions d’arts plastiques.

 Moneim

monein--5-.jpgAu cœur de Béarn, bordé par les coteaux où mûrit le raisin qui fera le vin de Jurançon, Moneim est dominée par l’imposante église de St Girons. Elle est classée comme étant la plus grande église gothique du Béarn. Elle abrite une exceptionnelle charpente toute en cœur de chêne, qui se présente sous la forme d’un double coque de navire dissymétrique renversée (non vue).

Oloron Ste Marie

Au sud du terroir, et n'en faisant pas partie sans doute, Oloron est une jolie cité au confluent du gave d'Aspe et du gave d'Ossau.

L'église Ste Marie présente un très beau clocher-porche en marbre pyrénéen, élevé à la demande de Gaston IV le croisé (1090-1131), vicomte de Béarn, après son retour de la 1ère croisade, dont il fut un des héros.

On se promène agréablement dans le quartier Ste Croix, ses ruelles, son église et sa promenade Bellevue construite sur les anciens remparts. 

Navarrenx

Ancienne position stratégique sur l'une des routes de Compostelle, Navarrenx est une bastide édifiée en 1316, ceinte d'une enceinte bastionnée construite en 1540 sur l'ordre d'Henri d'Albret, père d'Henri IV. La porte St Antoine en reste l'élément le mieux conservé.

Le vin de Jurançon

Historique

Produit sur 900 ha de vignes plantées au flanc des coteaux pentus, face à la chaîne des Pyrénées.

Au 16ème siècle, les princes de Béarn et le parlement de Navarre introduisent le notion de « cru » suivant la valeur des parcelles, premières tentatives de classement en France, bien avant tous les autres vignobles, premières protections pour préserver l’authenticité des vins de Jurançon.

En 1553, à la naissance du futur Henri IV, le Jurançon entre dans l’histoire de France : les lèvres frottées d’une gousse d’ail et humectées d’une goutte de Jurançon, le royal baptisé se vit insuffler une vigueur et une fougue qui ne devaient plus le quitter.

Le vignoble traversera les siècles et les nombreux avatars de l’histoire récente pour reconquérir ses lettres de noblesse grâce à une dynamique de qualité.

Le vignoble

maison-autour--6-.jpgEntre Lourdes et Biarritz, dans une zone de coteaux à une altitude moyenne de 300m, le vignoble s’étale sur une quarantaine de kilomètres. Il est composé de petites parcelles blotties dans des combes ensoleillées qui s’étagent dans un cadre verdoyant parmi de nombreux palmiers et bananiers, des terrasses du château de Pau à la grandiose chaîne des Pyrénées.

Pour exploiter les meilleurs terroirs souvent très pentus, il peut être planté en terrasses qui prennent parfois la forme d’un amphithéâtre.

Le sol silico-argileux est riche en galets roulés portés par les torrents et glaciers pyrénéens .

Le vignoble est divisé par une ligne est-ouest : au sud, le sous-sol provient de sédimentations marines déposées avant et pendant la formation des Pyrénées. Au nord, des sols terriens : poudingues de Jurançon, galets calcaires et argiles à graviers siliceux, mis en place à la formation des Pyrénées.

Les cépages

Ce sont des cépages spécifiques et locaux, bien adaptés aux conditions du climat (rigueur montagnarde, douceur océanique, chaleur méridionale) : ceps très hauts pour éviter les gelées du printemps et grains très résistants.

Le gros Manseng 60% : cépage de base des Jurançon et des Jurançon moelleux jeunes.

Le petit Manseng 35% : cépage à petites baies et peau peu épaisse, très apte au passerillage, produit les grands moelleux de garde.

Les Courbu, Camaralet, Lauzet 5% : apportent une pointe aromatique épicée.

Caractéristiques des vins

Les sols marins au sud, des sols terriens au nord donnent des vins blancs qui sont aussi bien les compagnons des fruits de mer que du foie gras.

Jurançon sec : la robe est plus ou moins dorée, nuancée de vert. Jeunes, ils développent des arômes floraux (genêt, acacia, fruit de la passion). Plus vieux, on y trouve de l’amande grillée, des fruits secs.

En bouche, ce sont des vins ronds, avec de la sève et de la longueur, des vins virils et de caractère.

Jurançon : les vins moelleux associent la rondeur due au sucre et la fringance d’une pointe d’acidité qui assurent douceur, nerf et charpente. La robe est « or vert » pour les plus jeunes, ou « vieil or » pour les plus vieux. Au nez, ils exalent des arômes de fleurs blanches, miel, grillé, fruits confits.

Ce sont des vins d’ambre et de lumière, qui font partie de la famille prestigieuse des grands vins liquoreux français.

Durée de conservation

Selon la sélection du raisin, la vinification et l’élevage, les vins s’apprécient jeunes ou acquièrent la structure nécessaire à une longue garde.

Les vins jeunes : mis en bouteille dans l’hiver qui suit la récolte, à boire dans les 2 à 3 ans pour profiter du fruit et de la fraîcheur.

Les grands vins : 2 ans d’élevage avant mise en bouteille, vins aptes à un long vieillissement : 5 à 10 ans pour les secs qui acquièrent un bouquet d’une rare distinction, 15 à 25 ans pour les moelleux qui deviennent une véritable liqueur au bouquet puissant et somptueux.

Conseil du sommelier

Les secs : à 8/10° pour les vins jeunes, avec coquillages, crustacés, poissons. A 10/12° pour les vins vieux, avec saumon, truite de montagne, pibales, coquillages, crustacés.. mais aussi en apéritif, en entrée ou avec charcuterie, omelette aux asperges, piperade, fromage de chèvre.

Les Jurançon : à 10/12°, dès l’apéritif, puis avec foie gras, saumon fumé, viande blanche en sauce, fromage de brebis, roquefort.

le diaporama

Voir les commentaires

Rédigé par jdio

Publié dans #escapades

Repost 0

Publié le 2 Septembre 2012

On voit le pire et le meilleur à Lourdes.

Le pire, c'est le commerce de la bondieuserie et de la superstition à bon compte. Les saintes vierges en plastique, les gourdes à remplir de l'eau miraculeuse de la source de la grotte, les chapelets et autres bimbeloterie religieuse sont étalés sans pudeur tout au long des rues de la ville.

Le meilleur, ce sont ces centaines de bénévoles qui conduisent les malades, pas tous grabataires, à travers la ville, vers la grotte miraculeuse et les fastueuses basiliques. C'est aussi cet élan de foi et d'espérance qui habitent ces milliers de personnes malades ou handicapées, qui ne trouvent plus à espérer que dans une improbable miséricorde divine.

Loin de la finance internationale et des millions d'euros gagnés par les spéculateurs peu scrupuleux, loin de cette partie apparente de nos sociétés qui est mue par les seuls appâts de gains faciles et les plaisirs superficiels de la consommation.

le diaporama

Voir les commentaires

Rédigé par jdio

Publié dans #escapades

Repost 0

Publié le 3 Août 2012

P1100568-copie-1.jpgCe beau château situé dans la vallée de Chevreuse a été reconstruit, sur les bases du château médiéval, de 1675 à  1683 par Mansart pour le duc de Chevreuse, gendre de Colbert. Il est resté dans la famille de Luynes depuis cette date, le propriétaire actuel étant le 13ème duc du nom.

Il a été restauré sous Louis-Philippe par l'architecte Félix Duban.

Noter que la famille de Luynes, originaire de Provence, est aussi proppriétaire du château de Luynes dans l'Indre et Loire.

Dès l'abord, le château est remarquable par l'harmonie de ses formes et de ses couleurs.

P1100573.jpg P1100580.jpg P1100581.jpg P1100598.jpg P1100599.jpg P1100587.jpg

 

Le corps d'habitation ouvre sur les cours des écuries et des communs. Il est entouré de deux bâtiments à arcades. Les tons roses de la brique alternent avec les ocres de la pierre. Dans la cour d'arrivée, des plants de gazon alternent avec des plants restés en terre, pour rester fidèle au souhait de Mansart, pour qui les couleurs de la terre devaient rappeler celles des bâtiments.

L'intérieur du château est remarquable par son mobilier et ses tableaux, peints par les artistes les plus célèbres. Les rois ont régulièrement séjourné au château, et les décors somptueux du 1er étage sont là pour le rappeler.

Le château de Dampierre est aussi célèbre par sa très étonnante salle de musique, dite salle de la Minerve. Cette ambitieuse réalisation date de la restauration par Duban, et propose dans un espace immense un décor peint, et non achevé, par Ingres, et un ensemble impressionnant de décors en stucs, statues, fresques, aux tons très colorés et joyeux.

La visite se termine par le traditionnel tour dans le parc. Celui-ci fait 500 hectares. On se contentera de longer le canal coudé, qui offre une belle vue sur le château, et une riche végétation aquatique.

P1100600.jpg P1100604.jpg P1100621.jpg P1100627.jpg P1100623.jpg P1100635.jpg

Voir les commentaires

Rédigé par jdio

Publié dans #escapades

Repost 0

Publié le 31 Juillet 2012

Agnès, Marie-Françoise, Antoine, Bernard, Jean-Marc, et pas d'autres, furent les fidèles qui inaugurèrent les randonnées d'été de Rando Bougival.

P1100567.jpgDépart du Village de Oinville, en longeant la Montcient, pour une promenade à travers champs et bois, et un retour à la case départ. Sans avoir touché 20000 francs, mais après avoir cueilli des épis de blé, qui, nous l'affirme Agnès, promet qu'on en aura plein à la maison.

Deux jolis lavoirs au départ de la rando, celui dit de Gournay, juste au-dessus de la Mairie, sur le bief de la Montcient, et celui d'Oinville, un peu plus loin.

Dans la ligne de la haute vocation culturelle du site, il n'est pas inutile de rappeler que la Montcient est une petite rivière de 11,1 km de long, affluent de l'Aubette de Meulan, et donc sous-affluent de la Seine, qui coule dans le nord des Yvelines.

 lavoir de Gournay

 lavoir d'Oinville  Moulin Brûlé
P1100522.jpg P1100517.jpg P1100528.jpg P1100536.jpg

 

Nous aurons traversé de très agréables paysages par un temps enfin estival, qui n'aura tout de même pas effacé toutes les traces de l'humidité des semaines passées.

La ferme des Juliennes nous aura séduits par la quiétude de son site, et les magnifiques chevaux qui s'y reposent.

le diaporama

Voir les commentaires

Rédigé par jdio

Publié dans #escapades

Repost 0

Publié le 26 Juillet 2012

Une rando en solo, tirée des Chemins de Gally (78).

P1100485.JPG P1100475.JPG P1100486.JPG

Petite rando de 12 km, prévue pour 3h30. Mais il faut compter avec les égarements, et pour cette rando, ce fut le cas. Les 12 km grandirent de 25%.

P1100473.JPGDépart à l'église de St Nom la Bretèche. La commune est le fruit de la fusion de quatre hameaux longtemps indépendants: St Nom, La Tuilerie, Bretèche, sans doute le plus ancien et Valmartin. Bretèche abrite la château de la famille Pommereu (ne se visite pas).

On part plein sud à travers la plaine de Versailles en direction de Villepreux. Champs de céréales et élevages de chevaux composent le paysage. On arrive à Villepreux en longeant le ru de Gally, et passant devant le château de la famille de Saint-Seine.

P1100500.JPGOn peut flâner un peu dans les rues de Villepreux, voir l'église, la mairie et la maison de Vincent de Paul. Ce dernier est arrivé à Villepreux à la demande du Philippe de Gondi, qui en fit le précepteur de ses enfants. Il établit ici une maison de charité. Le château, qui ne se visite pas, n'a rien gardé de l'époque de Philippe de Gondi, sauf les grilles d'entrée et les pavillons. Il a été reconstruit au XIXème s., sur le modèle du XVIIIème s.

Remontée vers le nord ensuite, en longeant le golf de St Nom et les luxueuses villas qui l'accompagnent.

C'est dans ce quartier hyper-résidentiel que j'ai perdu le bon sens, et le nord aussi. J'ai regagné la forêt de Marly en passant à la lisière de Noisy-le-Roi. C'est près de là que j'ai dérangé le renard qui apparaît en fin de diaporama, et qui a eu la gentillesse de me regarder 3 secondes avant de disparaître dans la forêt. Un renard cabot sans doute !

Le diaporama

P1100516B.JPG

Voir les commentaires

Rédigé par jdio

Publié dans #escapades

Repost 0

Publié le 24 Juillet 2012

 10 jours près de Varna, en Bulgarie, sur les bords de la mer Noire.

carte.jpg

Le séjour aura duré dix jours, à 8km de Varna, au bord de la mer, dans un complexe touristique situé dans un grand espace de verdure, riche d'hôtels très confortables, de piscines et de plages.

Avec, comme cause de notre venue, un open international d'échecs qui aura rassemblé 80 joueurs, des bulgares et des russes surtout, une dizaine de maîtres et grand-maîtres, et quatre jeunes français du Club d'Echecs de Bois-Colombes.

grand-hotel-varna--4-.jpg grand-hotel-varna--7-.jpg grand-hotel-varna--8-.jpg grand-hotel-varna--12--copie-1.jpg P1100220.jpg P1100317.jpg

 

cap--kaliakra--16b-.jpgcap--kaliakra--16-.jpgA l'occasion d'une journée de repos, nous aurons pu remonter vers le nord la côte de la mer noire, pour aller visiter le cap Kaliakra et sa forteresse (60km de Varna), qui remonte à l'époque Thrace. En 1421, elle est prise par les Ottomans. En 1444, une croisade rassemblant les principaux rois de l'Occident échoue à la libérer, et manque même de tourner au désastre. Les citernes furent détruites, et la cité tomba alors en ruines.

On remarque à l'entrée du cap un obélisque (ci-contre) qui rappelle l'histoire légendaire de 40 jeunes filles de la ville, qui ont préféré se lier les unes aux autres par leurs cheveux, pour se précipiter dans la mer du haut de la falaise, plutôt que de se soumettre au pouvoir des envahisseurs turcs. Après avoir massacré les hommes, ils proposaient aux femmes de se convertir à l'islam, sinon d'être intégrées dans un harem.

cap--kaliakra--12-.jpg cap--kaliakra--23-.jpg cap--kaliakra--20-.jpg cap--kaliakra--9-.jpg

 

A quelques kilomètres au sud, le monastère rupestre d'Aladja est l'un des rares monastères de ce type en Bulgarie. Creusé dans la falaise, il culmine à 40 mètres de hauteur, d'où il offre un beau panorama sur la côte de la mer Noire. Un petit musée présente quelques copies des fresques qui ornaient les salles.

monastère aladzha (4) monastere-aladzha--12-.jpg monastere-aladzha--17-.jpg monastere-aladzha--16-.jpg

 

Varna est une belle et agréable ville, au milieu d'une large baie, et bordée par une grande plage. La partie historique au bord de la mer comprend de belles maisons anciennes colorées, un immense parc, et une vie qui lui donne un aspect de cité balnéaire. Les faubourgs de la ville par contre laissent voir une profusion de grands immeubles délabrés, qui font apparaître riantes nos cités françaises. Trace des grandes constructions de l'époque communiste, qu'on retrouve dans tous les pays de l'Est, caractérisées par une concentration intense des immeubles, et un manque total d'entretien.

varna--10-.jpg varna--16-.jpg  varna--19-.jpg varna--22-.jpg 

Dans le diaporama, on pourra voir des images d'une soirée dans un restaurant présentant un spectacle folklorique, et notamment des danses sur la braise. Également quelques images d'un spectacle mettant en scène des dauphins.

Le diaporama

Et les échecs?

L'Open se déroula dans le Grand-Hôtel Varna, 9 rondes d'1h30'+ 30"par coup. Le vainqueur fut le Grand Maître International bulgare Ivan Chaparov. Quant à nos jeunes français, ils se comportèrent très convenablement, réalisant une performance à leur classement élo, voire un peu plus pour certains.

Le diaporama échecs se trouve sur le site du Club d'Echecs de Bois-Colombes ou ICI.

Voir les commentaires

Rédigé par jdio

Publié dans #escapades

Repost 0

Publié le 8 Juillet 2012

Randonnée faite en solo, faisant partie des "Chemins de Gally" (n°7).

Circuit de 14 km, de Beynes (78) à Beynes, en traversant la forêt domaniale de Beynes, puis allant au sud vers Saulx-Marchais, vers l'est à Cressay, et retour à Beynes.

Beynes est une petite commune à 50 km de Paris, aux bords de la Mauldre.

k beynes châteauk beynes chateau 1560 aquarelleTrès ancienne cité, les restes du château-fort (XIè et XIVè s.) ont été redécouverts ces dernières années, et le site, protégé, est toujours en cours de fouille et de restauration. Des aménagements et agrandissements ont été aménagés à la Renaissance pour Diane de Poitiers par Philibert Delorme.

A partir du XVIIIè s., le château est oublié de ses propriétaires, et se meurt. Ils le transformeront en chantier de récupération de pierres, ce qui lui fera perdre son parement de pierres appareillées, les constructions Renaissance et ses parties hautes.

Ci-contre à gauche le château dans son état actuel, à droite tel qu'il aurait pu être en 1560.

On quitte Beynes pour se diriger plein ouest à travers la forêt domaniale de Beynes. Trois kilomètres de chemins souvent boueux, bien qu'on soit en juillet, passant devant la Grande Table, puis la Petite Table.

Je n'aurai pas vu la Croix Nicolas qui termine le chemin, et à partir de laquelle on est censé se diriger plein sud vers le village de Saulx-Marchais. C'est un souvenir de l'ancienne église de Saulx-Marchais, démolie en 1709. Sans doute suis-je passé devant sans la voir.

Pas grand-chose à voir à Saulx-Marchais, que l'on quitte en se dirigeant plein est vers Cressay, à travers des champs de céréales. Quelques coups de fusils ont perturbé le silence, et rappelé l'existence des hommes.

ii cressay lavoirCressay est un petit village au bord de la Mauldre, petite rivière de 35 km qui se jette dans la Seine quelques kilomètres avant Mantes-la-Jolie. Là est censée avoir habité  Marie de Cressay (1298-1345), personnage qui apparaît à plusieurs reprises dans "Les rois maudits", de Maurice Druon. Gouvernante du roi Jean 1er dit le Posthume, son enfant aurait été échangé pour la présentation au roi, de peur que l'enfant royal soit empoisonné. Ce qu'il a été, sauf que le véritable enfant royal aurait été repris par l'époux de Marie de Cressay, l'héritier du trône de France ne serait donc pas mort.

La vérité historique est moins claire, Marie de Cressay serait native d'un village plus lointain, et s'il y a bien un personnage qui a voulu se faire passer pour le roi Jean 1er, ce serait une mystification montée de toute pièce.

On peut voir le vieux lavoir de Cressay (ci-contre), ou Marie aurait pu aller ... si elle avait vécu à Cressay !

Après Cressay, au nord toutes, pour revenir à Beynes.

le diaporama

aa grande table

Voir les commentaires

Rédigé par jdio

Publié dans #escapades

Repost 0

Publié le 5 Juillet 2012

Les chemins de Gally - du Grand-Pré à la Maladrerie

C'est une série de 30 randonnées dans la plaine de Versailles et les plateaux qui la bordent. Elle est parcourue par le ru de Gally.

P1100158La randonnée du jour se situe au NO de la plaine, au départ de la petite commune d'Herbeville. En s'engageant vers l'est, on pénètre dans la forêt, pour longer le plateau des Alluets. En redescendant vers le sud, on longe les terrains interdits d'accès, sur lesquels fleurissent ces antennes relais qu'on aperçoit de loin. Antenne télévision pour certaines, d'autres  appartiendraient, sans qu'on en soit certain selon Wikipedia, à la DGSE. Leur utilisation servirait plutôt à la sécurisation des transmissions inter armées et ministérielles.

On traverse ensuite le bois des Flambertains, où on peut voir un joli petit étang. Quittant les bois, le chemin continue à travers champs pour atteindre le village de Crépières.

Il ne reste plus grand-chose de l'ancienne église, qui était au 12ème siècle une des plus grandes de la région.

crépières chateauAvant d'entrer dans le village, on peut apercevoir le château de Crépières, apparamment abandonné, et le toit crevé. Très peu de trace de ce château sur Internet, si ce n'est des cartes postales anciennes qui montraient une vie aujourd'hui disparue.

Plus de 3 kilomètres pour atteindre la Maladrerie de Beynes, via une large allée traversant des champs de céréales ornés de coquelicots. Une léproserie y a vraisemblablement été créée par des moines au 12 ème siècle, pour être fermée au 15ème.

Il ne reste plus qu'à remonter vers le nord vers Mareil-sur-Mauldre, puis Herbeville.

17 kilomètres au total, par un beau soleil, et quelques dénivelés.

Voir ci-dessous le diaporama.

du-Grand-Pré-a-la-Maladrerie du-Grand-Pré-a-la-Maladrerie

Voir les commentaires

Rédigé par jdio

Publié dans #escapades

Repost 0

Publié le 19 Juin 2012

Randonnée en boucle de 27 kilomètres aurour de Bonnières-sur-Seine, dans le département de l'Eure.

Des villages traversés ou aperçus, Val Guyon, Rolleboise, Méricourt, Moisson, Freneuse, la Seine parfois longée, parfois vue de haut, des paysages variés, forestiers parfois ont marqué ces sept heures de marche.

On aura pu voir un véritable champ de coquelicots, vraisemblablement un champ en jachère. Les coquelicots étaient-ils là au hasard des vents et des abeilles, ou ont-ils été semés pour des raisons agricoles? Je n'ai pas trouvé la réponse sur Internet.

Dans la forêt du domaine de Mousson, nous avons pu voir sur des arbres des chenilles processionnaires, capables de provoquer chez l'homme de sévères crises d'urticaires.

le diaporama

 

Voir les commentaires

Rédigé par jdio

Publié dans #escapades

Repost 0

Publié le 16 Juin 2012

Si les gens du nord ont dans le coeur le soleil qu'ils n'ont pas dehors,

ils ont aussi la marche nordique.


marchenordique-copie-1.jpgEt la marche nordique, c'est miraculeux.

Vous avez des articulations douloureuses ? marchez nordiquement.

Vos muscles ne servent pas assez, ils sont raides ? marchez nordiquement.

Le souffle un peu court ? le coeur type artichaut ? marchez nordiquement.

Les neurones en veille ? marchez nordiquement.


C'est pourquoi en présidente attentionnée connaissant bien son p'tit monde, Michèle A. avait fait venir Raymond pour initier à cette discipline tant en vogue les 8 randobougivaliens les plus concernés .

Michèle A, Michèle LL, Agnès, Renée, Annie, Patrick, Bernard et Jean-Marc ont ainsi pris les bâtons pour faire de façon compliquée ce qu'ils font simplement tous les jours, sans même y penser : marcher.

 

deballage1.jpgdeballage.jpgA la gare de Bougival, c'est le grand déballage.

Dix huit bâtons, soit très exactement deux par personne, en fait autant que de bras, ça ne se transporte pas comme ça. Et ça ne se distribue pas non plus au hasard. Plus on est grand, plus il vous faut un grand bâton, et inversement. Fournir la formule exacte risquerait de faire zapper les non matheux de ce site, mais les plus curieux pourront  en faire la demande via la rubrique "contact".

 

IMGP0983.jpgÇa y est, chacun a trouvé bâton à sa taille, c'est parti, dans la gadoue comme toujours. Mais pas encore avec les bâtons.

Car il faut d'abord qu' Edmond fasse notre éducation.

Elle passe par quelques exercices d'assouplissement-échauffement-étirement, puis de maniement du bâton. Vous imaginez Bernard, Patrick et moi-même en majorette ? J'en vois qui regrettent déjà de ne pas être venus, mais qu'ils soient sans regrets, nous n'avions pas la jupette. Et les dames non plus.

Au bout d'une quinzaine de minutes, souples comme le roseau, et les bâtons bien en main, mais non tropo, nous attaquons la dure réalité forestière. Finies dès lors la balade le nez en l'air, et les causeries avec son voisin (et encore moins avec sa voisine).

 

Il nous faut désormais penser.

Quand on était petit garçon (ou petite fille), on nous apprenait que la meilleure façon de marcher, c'était de mettre un pied devant l'autre.

C'est pareil quand on marche nordiquement, sauf que là, il faut synchroniser avec les bâtons. Alors, j'ai la jambe droite en avant, donc le bras gauche en arrière, avec le bâton au bout, que je dois enfoncer dans la terre (le bâton, pas le bras), mais pas trop quand même, je dois le tenir bien, mais pas trop non plus, juste ce qu'il faut pour le guider, j'ouvre la main ensuite, et rebelote au pas suivant.

Ca n'a l'air de rien, mais c'est un jeu où on se mélange vite les bâtons, d'autant qu'il y a des petits camarades devant et derrière, voire à côté. Qui peuvent nous faire oublier que " jeux de bâtons, jeux de vilains !"

IMGP0986.jpg IMGP0987.jpg IMGP0988.jpg IMGP0992.jpg

 

Arrive alors une première pause, car dans le nord, on ne marche jamais très longtemps. Mais les pauses des gens du nord, ça n'a rien à voir avec les siestes des gens du sud. C'est de la gymnastique : et je te plie les genoux, et je te remue le cou, et la jambe, et la jambe, et les cuisses, et les cuisses ...

Une gorgée d'eau obligatoire, Edmond y veille, et c'est reparti. En plat, en côte, ça vient, finalement, un bâton en avant, un bâton en arrière, et c'est la deuxième pause.

 

Au programme franchir un arbre tombé à terre. Habituellement ça ne pose pas de problème : on soulève une jambe, on la repose, on procède pareillement pour l'autre, et le tour est joué. C'est à peine si on y pense. 

Là, interdit de ne pas penser. On s'avance prudemment, on pose les deux bâtons au pied de l'arbre (pas les chaussures, on n'est pas à Noël!), on pose un pied sur l'arbre, puis le deuxième, on reste deux secondes (ou plus si on aime ça) en équilibre, c'est bon pour le cerveau, on plante alors ses deux bâtons devant soi, on s'y cramponne, et hop! on saute, avec un tourbillon obligatoire sur soi-même. C'est plus ou moins gracieux selon les personnes, mais c'est sans doute affaire d'entraînement.

IMGP0991.jpg IMGP0993.jpg IMGP0995.jpg

 

Tout nous est ensuite permis, même une descente dans la gadoue, avant que de terminer par quelques petits exercices d'étirement. C'est bon quand ça fait mal !

 

Restait à passer l'épreuve la plus délicate de la matinée : le café au café de la gare, que nous a très libéralement offert Agnès. Encore sous l'effet euphorisant de la marche des gens du nord ?

 

Merci à Michèle de nous avoir proposé cette initiation, merci à Edmond de son enthousiasme qu'il a su faire partager, et comme on n'est pas là que pour rigoler,

à quand la deuxième séance ?

 

Pour en savoir plus sur la marche nordique, voir la rubrique sur le site de la FFRP

Voir les commentaires

Rédigé par jdio

Publié dans #escapades

Repost 0