le système de l'absurde

Publié le 9 Novembre 2012

Le système capitaliste est entré dans une phase où concurrence et recherche du profit sont devenues destructeurs d'emploi.

 

Dans une première phase, l'entreprise la plus performante, ou la plus ambitieuse, rachète ses concurrents, qu'ils soient en bonne santé ou en difficulté. Un groupe se constitue, qui devient leader sur son marché. Il peut alors fixer les prix du marché, et dégager une marge bénéficiaire en augmentation.

Dans un deuxième temps, le groupe va rationaliser, en supprimer les branches qui lui semblent les moins porteuses de fruits. Cela a pour nom rationalisation, qui se traduit par des fermetures de sites, des services administratifs supprimés, entraînant chômage et désertification.

Ainsi va le système libéral, qui repose sur la concurrence et ses effets bénéfiques pour la collectivité d'une part. Et qui d'autre part, amène les entreprises à racheter leurs concurrents pour bénéficier de situations de monopoles et de quasi-monopoles, au besoin en achetant une entreprise à la seule fin de la faire disparaître.

Il n'y a pas de jour où une fermeture de site industriel par un grand groupe n'est pas annoncée. Hier Alcatel, aujourd'hui Candia, demain?

Avec la mondialisation qui a créé un grand marché mondial, et la financiarisation, qui érige le profit comme seul moteur de l'activité des hommes, le mouvement s'est considérablement amplifié, avec des fermetures d'usines et tout le cortège de malheurs qu'elles entraînent décidées par des technocrates du contrôle de gestion, situés dans des centres de décision à des milliers de kilomètres.

Marx-420x0.jpgLes hommes participant à la vie de l'entreprise ne sont plus que des causes de coûts, dans lesquels on taille comme dans n'importe quel autre centre de coût, pour augmenter les profits qui soutiendront le cours de bourse, aux bénéfices principaux des actionnaires et des élites dirigeantes.

Le liberalo-capitalisme est arrivé au bout de l'absurde, car l'intérêt de l'homme y est de plus en plus absent. Les contre-pouvoirs à celui des grandes entreprises n'existent pas, et la bonne volonté d'Arnaud Montebourg n'a malheureusement d'égal que son impuissance.

D'une façon ou d'une autre, il y aura, un jour, explosion.

Aurait-on enterré trop vite Karl Marx ?

Rédigé par jdio

Publié dans #humeurs

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