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Publié le 7 Août 2012

Une opinion intéressante sur la zone euro et l'euro.

luiz-carlos-bresser-pereira.jpgLuiz Carlos Bresser-Pereira a été ministre des Finances du Brésil.

Il expose dans le journal Le Monde son regard sur la zone euro, proche de celui si souvent exprimé ici.

Nul doute que cet avis est partagé par un nombre grandissant de responsables européens de tous bords, mais les mots pour le dire ne sont pas si simples, et la position officielle à prendre n'est pas non plus sans risque. Quel est le premier des grands qui osera?

Ce que dit l'ancien ministre?

Que la crise de la zone euro est plus une crise de la balance des paiements qu'une crise de la dette. Cela met en exergue la baisse de compétitivité de l'Europe.

Que la zone euro a créé une crise de taux de change interne à elle-même, avec un euro surévalué pour les pays les moins compétitifs, en grande difficulté aujourd'hui.

Résultat : l'euro est devenu une monnaie étrangère pour un nombre croissant de pays européens, monnaie dans laquelle ils sont endettés, avec l'impossibilité de dévaluer, comme ils pourraient le faire s'il s'agissait d'une monnaie domestique.

Pour lui, si l'austérité est une façon injuste et inefficace de résoudre la crise, une politique de croissance ne résoudra pas les problèmes de taux de change des pays les plus faibles.

La sagesse : mettre fin à l'euro, pour mieux le reconstruire.

La solution la plus sage serait de mettre fin à l'euro de façon coordonnée et planifiée: chacun des 17 pays reviendrait le même jour à sa propre monnaie, les États les plus endettés procéderaient à une dévaluation pour regagner de la compétitivité, avant de revenir à une bande de fluctuation des changes, comme avant l'euro.

L'Union européenne subsisterait, comme elle a fonctionné avant l'euro.

La construction d'une monnaie européenne resterait un objectif, mais dans le cadre d'un état fédéral, qui prendra du temps à être créé. Et tant pis si cela prend dix ou vingt ans.

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Rédigé par jdio

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Publié le 6 Août 2012

Le monde ne donne plus tant d'occasions de rêver qu'il faut savoir profiter de celles qu'il nous offre.

reve.jpg

Pas les JO, non, encore que le dépassement des athlètes est une chose admirable, de celles capables de garder la foi en l'homme. Mais trop de nationalisme et de doutes sur la pureté du sport gâchent un peu la fête.

Pas la mondialisation non plus, qui est certes une magnifique idée, mais qui, dans les temps présents, ne fonctionne qu'au profit d'un capitalisme inhumain, destructeur de valeurs, créateurs de monstrueuses inégalités, et qui semble ne profiter qu'à la gosse poignée des moins scrupuleux.

Mais l'espace. Combien d'humains a-t-il fait rêver dans les années 60/70, avec ses fusées qui parcouraient des millions de kilomètres comme on prenait son vélo-moteur pour aller au boulot, ses vols habités, d'abord par des animaux puis par des hommes, et enfin la conquête de la lune, avec cette inoubliable nuit où la planète entière a pu suivre en direct l'alunissage des hommes et du robot .

L'aventure a continué encore quelques années. Mais le rêve était fini. Pas d'objectifs fondamentalement nouveaux, pas de nouvelles planètes en vue, finie la rivalité USA / URSS qui pimentait la conquête. A la place, la mondialisation économique et financière, qui mettait le profit au rang des valeurs suprêmes, et rangeait la conquête de l'espace dans le tiroir des dépenses somptuaires improductives.

Et voila que les américains, associés avec d'autres comme la France, s'engagent de nouveau dans un programme spatial ambitieux.

curiosity.jpgEt cette nuit, le robot d'exploration Curiosity s'est posé sans problème sur Mars. Pendant deux ans, il va travailler, creuser, prélever, analyser, pour nous apprendre tout sur la planète, notamment s'il y a eu une vie. Et si oui, sous quelle forme.

Les grincheux diront que cela ne sert à rien, les autres chercheront à enrichir leur quête perpétuelle pour savoir d'où l'homme vient et où il va.

Les visionnaires y verront un nano micro petit-pas dans la recherche de la solution qui permettra à l'humanité de fuir sa bonne Terre, quand, dans 5 milliards d'années, le dieu soleil explosera.

Simple instrument de connaissance aujourd'hui, la conquête spatiale pourrait devenir dans quelques centaines de milliers d'années, une impérieuse nécessité. Si les caprices de l'homme n'ont pas fait sauter la planète avant.

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Rédigé par jdio

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Publié le 4 Août 2012

En économie comme ailleurs, être parmi les grands est difficile, y rester l'est encore plus.

L'histoire de l'industrie high-tech est pleine de flop-stories, de ces succès phénoménaux qui ne durent guère plus que le temps des roses. Citons deux dégringolades récentes, le Palm Pilot ou Nokia.

On a déjà écrit sur ce site sur la chute de Nokia qui, il y a encore quelques années, régnait sans partage sur le marché mondial du téléphone portable, et qui en est aujourd'hui un acteur marginal et sans avenir. On sait que Nokia a totalement raté le marché du smartphone, et l'accord passé avec Microsoft pour produire des appareils utilisant Windows Phone 7, venu bien trop tard,  ne produit pas les effets attendus.

bb.jpgEn sera-t-il de même de la société canadienne RIM, le créateur du très célèbre BlackBerry?

Microsoft avait le premier crée le PDA, cet organisateur de poche qui savait tout faire, même le GPS. Mais faute d'y avoir cru, le géant mondial a raté l'étape smartphone, prise avec succès par RIM, qui représenta très vite 20% du marché mondial.

Avec son mini clavier et sa technique d'échange de mails, le "BB" va devenir le chouchou des entreprises, en même temps qu' un signe de réussite pour les cadres (et un pollueur de vie privée!)

Seulement, la technologie évolue, et vite. La mode passe à l'écran tactile, qui plus est de grande taille.

Fort de sa réussite en entreprise, le BB ne change pas, et continue à offrir un écran ridiculement petit, au mépris de l'usage grandissant d'Internet sur le portable.

Ca n'empêche pas RIM de vouloir passer à l'assaut du grand public, le smartphone étant promis à devenir le téléphone unique de la planète.

Un premier succès est obtenu auprès de jeunes séduits par le clavier mécanique, bien adapté à Facebook ou Tweeter. Mais ce succès n'est qu'un feu de paille devant les qualités supérieures de l'Iphone d'Apple ou des appareils utilisant l'OS Androïd développé par Google.

RIM voit alors sa part de marché dégringoler de 21% en 2009 à moins de 7% au 1er trimestre 2012, très loin derrière Samsung (29%) et Apple (24%). Son cours de bourse est divisé par ... 20 en quatre ans, ses dirigeants et fondateurs sont remerciés, l'entreprise perd 518 millions de dollars au 1er trimestre 2012.

Si les entreprises restent attachées au BB, les jeunes s'en écartent désormais.

Un nouvel appareil est en projet qui vise à ramener RIM sur le marché. Sa sortie prévue fin 2012 est reportée en 2013. De son succès dépendra la survie de RIM.

 

BlackBerry IPhone 4  Samsung Galaxy S3
bb.jpg iphone4.jpg samsung-galaxy-s31.jpg

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Rédigé par jdio

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Publié le 8 Juillet 2012

Il s'appelait Ramsès.

avril4-2002.JPGC'était un Cavalier King Charles, notre cavalier King Charles. Il nous a quittés dimanche 8 juillet, à 15h45.

Il aurait eu 12 ans au mois de novembre. Un âge presqu' avancé pour un Cavalier.

De ses origine épagneul breton, il avait gardé la passion de la balade, des longues marches en forêt. Il y était increvable. "Promener ?", et aussitôt il frétillait, dressait les oreilles, bondissait, prêt au départ.

Combien de kilomètres avons nous fait, lui et moi, dans la forêt de Marly ou les rues environnantes, quand l'humidité rendait les chemins forestiers impraticables! Pour moi, parce que lui, la gadoue, il s'en foutait un peu.

A la maison, c'était la discrétion même. Sauf qu'il lui fallait toujours être en compagnie d'un membre de la famille quand il était présent. La solitude, ce n'était pas trop son truc. Entre Thomas et moi sur le canapé, jusqu'à ce qu'il ait trop chaud; derrière la chaise de Catherine, quand elle était assise à son bureau; sur le dur plancher près de moi quand j'étais au mien.

Discrètement, amoureusement, il était toujours là, ne cherchant rien d'autre que la présence de ses maîtres, ne visant rien d'autre que leur faire plaisir.

Sans rancune, désintéressé, sans arrière pensée, il était Bête, et pourtant plus digne que beaucoup d'êtres humains qui se prétendent supérieurs.

6mois.1.JPG juillet-11.JPG juil-2011.JPG P1030413.JPG 

 

On l'aimait. Il nous aimait.

Adieu, Raram. Tu nous manques.

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Rédigé par jdio

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Publié le 30 Juin 2012

Lancé en 1982 par les PTT, il était le symbole de la force de la technologie française, avec le TGV et Concorde.

Il connaîtra 11 versions, y compris la couleur, sera présent dans 9 millions de foyers à son apogée en 1996, avec 25 millions d'utilisateurs, rapportera 1,8 milliards d'euros par an au titre de l'ensemble de ses services, offrira plus de 26 000 services, dont les plus célèbres seront l'Annuaire, la SNCF, les résultats du Bac, et ... ULLA !

Au summun de sa popularité à la fin des années 90, Apple était dans la tourmente, Google n'existait pas.

C'est le Minitel, bien sûr, qui va définitivement disparaître aujourd'hui, 30 juin 2012, avec la fin du Réseau X25 qu'il utilisait.

Le Minitel : un symbole.

minitel.jpgAvec le Minitel, la France était en avance sur son temps. Il était le précurseur de l'Internet et du Web.

A ce titre, il aura sensibilisé le public à la dématérialisation, et préparé le succès du Web. En contre-partie, il aura ralenti la pénétration dans les foyers de l'Internet, en en rendant le besoin moins pressant.

Aussi, il aura fait rater en partie à la France le virage de l'Internet. Le standard du Minitel n'a jamais été adopté par les pays étrangers. La France s'y est quand même longtemps accroché, laissant passer le vent du web, et prenant un retard technologique définitivement perdu.

Le succès puis le déclin du Minitel sont à méditer.

La dématérialisation des services avec leur rendu possible à domicile est de ces besoins qui paraissent si évidents lorsqu'ils sont satisfaits que très vite on ne peut plus s'en passer.

Seulement, il ne faut pas se tromper de technologie. Ce que la France a fait. Et encore moins s'entêter dans une technologie sans avenir, ce que la France a aussi fait.

Si le Minitel a été le précurseur de l'Internet, il a été en France un obstacle à son développement, tant chez les particuliers dont les besoins étaient satisfaits par le Minitel, que chez les entreprises et investisseurs publics et privés, arc-boutés sur le développement de la voie française.

Et l'Internet l'a tué, plombé par des débits d'un autre âge, qui en bloquaient toute évolution possible. En matière technologique, rien n'est jamais acquis, et il n'est jamais bon de s'installer dans des certitudes, surtout quand elles sont plus politiques que technologiques.

Les 420 000 utilisateurs restants du Minitel devront se tourner vers d'autre voie.

 

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Rédigé par jdio

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Publié le 29 Juin 2012

L'euro est en crise, lit-on partout !

Pourtant, il attire les foules, il fait la une des médias, il monopolise l'attention de fans sur les écrans de télévision du monde entier.

On nous dit partout que c'est la débâcle au Portugal, que l'Espagne est en faillite. Pourtant on a vu un Portugal brillant, emmené avec maîtrise par un capitaine audacieux, volontaire, capable de faire la différence.

On a vu une Espagne au sommet de son art, monopolisant les actions, distribuant à qui mieux mieux, privant ses adversaires de ressources.

Et l'Italie, alors? Brillantissime s'il en est, dominant tout sur son passage, ramenant la dominante allemagne à un lander de seconde zone.

Pour conclure par un dernier sommet qui opposera ces deux derniers pays.

Elles le savent les agences de notation?

Evidemment non, elles sont américaines, et le foot européen, ce n'est pas leur truc.  Pour elles, Ronaldo est brésilien et Balotelli une marque de pâtes !

Car on n'est que dans le foot, tout le monde l'aura compris, et si le foot n'est pas vraiment un modèle à suivre, voir les pays du sud en pleine crise financière balayer la donneuse de leçons et trop sérieuse allemagne n'est-il pas une douce revanche des faibles contre les puissants ?

Mettons-nous un instant à la place de Laurent Blanc ou de son successeur probable Thierry  Deschamps. Les menaces de de dégradation économique et des attaques des marchés contre la France est une vraie source d'espoir, même si notre taux de chômage est encore bien faible par rapport à celui de nos amis ibères.

A quand le remplacement des critères de Maastricht par le nombre de buts marqués et par l'écart entre les buts marqués et ceux encaissés ?

Les joueurs du foot sont déjà les personnes les mieux payées du monde à égalité avec les traders, il n'y a plus qu'à remplacer les impersonnelles salles de marchés par des terrains de foot, et les ordinateurs en plastique par des boules de cuir.

Une voie pour un vrai changement ?

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Rédigé par jdio

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Publié le 12 Juin 2012

On travaille officiellement à la Commission européenne sur un scénario de sortie de la Grèce de la zone euro.

Risque de panique financière.

Les grecs voteront dimanche prochain pour élire leurs députés. Devant la disgrâce des deux grands partis de droite et de gauche qui ont gouvernent la Grèce depuis 30 ans, les partis anti Europe ont le vent en poupe, et sont favoris pour arriver au pouvoir.

Beaucoup de grecs appréhendent ce moment. La sortie de l'euro et le retour à la drachme vont appauvrir tous les grecs qui ont des avoirs en euro par l'effet mécanique de la dévaluation, qui est le but même du retour à la monnaie grecque. Beaucoup d'argent a déjà quitté les banques grecques pour les banques allemandes. Dès leur arrivée au pouvoir, les nouveaux dirigeants grecs devront rétablir un contrôle des changes, interdisant aux grecs de transférer leurs avoirs à l'étranger.

Si la sortie de l'euro de la Grèce se confirmait, alors les espagnols, portugais, italiens même, vont se poser la question pour leur propre pays. Et par prudence, les plus aisés n'hésiteront pas à transférer eux aussi une partie de leurs avoirs à l'étranger afin d'en préserver leur valeur. D'ailleurs le mouvement est déjà commencé, aggravant la situation financière des banques grecques, et contrariant le succès des plans de rigueur.

Le vrai danger d'une sortie de la zone euro de la part de la Grèce est bien une panique financière, qui amènerait nombre d'épargnants à transférer leurs avoirs dans d'autres pays, éventuellement hors zone euro, éventuellement dans d'autres devises.

Le contrôle des changes serait rétabli.

Cette panique financière, c'est le cauchemar des banquiers et de tout responsable politique et économique, c'est la pire catastrophe financière qui puisse arriver, amenant faillite des banques, ruine des clients, morts d'entreprises, et récession.

Alors les autorités européennes travaillent sur des scénarios de protection, fondés sur le rétablissement du contrôle des changes.

Celui-ci a existé en France jusqu'en 1989, ce n'est pas si vieux. Il a disparu avec l'Europe, qui prônait la quadruple liberté de circulation des hommes, des capitaux, des biens et des services.

Mais si la Grèce sort de l'euro, la sécurité présumée par la monnaie unique va s'évanouir, les grecs, espagnols, portugais, voire italiens, vont attacher de la crédibilité à une pareille mesure pour eux-mêmes, les marchés financiers ne regarderont plus l'euro et les pays de la zone comme une entité unique.

Parions que les conseillers financiers de tout poil et que les directeurs financiers des grandes entreprises trouveront prudents de répartir les risques, et de transférer une partie de leurs avoirs dans des pays plus sûrs. Tous les pays de la zone euro seront donc concernés.

Le contrôle des changes rétabli, ce sera une remise en question forte des principes fondateurs de l'Europe d'aujourd'hui, et le doute posé au monde entier sur la pérennité de la zone euro. Çà va secouer sur les marchés financiers, et la France sera au premier rang après le groupe des pays du sud.

Mais peut-être faut-il en passer par là pour se poser les bonnes questions, et rebâtir une Europe plus homogène, assise sur une culture et une histoire commune, composée de pays à économies voisines.

Mais la condition du succès restera toujours l'acceptation par chacun des pays de la perte d'une partie de leur souveraineté dans les grands domaines économique et politique. Qui y est prêt ?

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Rédigé par jdio

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Publié le 10 Juin 2012

manchots.jpgPas les habitants de la Manche, dont l'auteur est originaire, mais ces aimables oiseaux à la démarche à la Charlot.

George Murray Levick est un explorateur britanique, qui a fait malencontreusement partie d'une expédition malheureuse en Terre Adélie: le bateau s'est échoué, et GML a dû passer l'hiver 1911-1912 dans une grotte glacée en attendant les secours. 

Mais d'un mal - il faillit mourir de faim et de froid - peut jallir un bien,  on le sait bien. Cela lui a fourni en effet l'opportunité d'observer le cycle complet de reproduction des manchots. Et à l'heure qu'il est, il reste le seul scientifique à l'avoir fait.

Toutes ces observations sont contenues dans un rapport écrit conservé au Museum Naturel de Londres. Ce document était oublié, et vient d'être redécouvert.

Et que nous révèle-t-il?

Que nos amis manchots, à qui on donnerait le bon dieu sans confession, qu'on transforme en peluche pour accompagner le sommeil et les jeux de nos chers bambins, sont des animaux pervers !

Homosexualité, actes pédophiles sur des poussins, tentatives de copulations sur des femelles décédées, seraient pratique courante de nos amis manchots (dont ne font pas partie les cherbourgeois, je le rappelle). Tout cela avait été repris et minitieusement décrit par GML dans un rapport dédié intitulé "Les habitudes sexuelles des manchots d'Adélie".

Selon Douglas Russell, conservateur du Muséum d'histoire naturelle qui a redécouvert l'article de Levick, les moeurs sexuelles des oiseaux qui ont tant scandalisé le scientifique sont à imputer au climat de l'Antarctique. Les manchots n'ont que quelques semaines pour effectuer leur cycle de reproduction, qui démarre en octobre. "Les jeunes adultes n'ont tout simplement aucune expérience de la manière de se comporter", explique le conservateur. "D'où l'apparente dépravation de leur comportement".

Nous les humains, on n'a rien à craindre. Il fait moins froid là où on vit qu'en Terre Adélie, et en plus on a le réchauffement climatique.

Ouf ! encore un peu, on deviendrait aussi vicieux que les manchots !

 

NB Cet article est inspiré d'un aricle paru dans l'édition électronique du Monde du 10 juin.

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Rédigé par jdio

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Publié le 4 Juin 2012

perdodu.jpgQuel avenir pour le père Dodu?

Le Père Dodu va devoir se mettre au régime sec. Malgré tous les efforts des banques et des pouvoirs publics, l'avenir de l'entreprise paraît bien compromis.

Malgré ou à cause du milliard d'euros que les uns et les autres ont apporté en dix ans à l'entreprise, sa survie semble bien problématique avec aujourd'hui une situation caractérisée par un endettement de 430 millions d'euros et des pertes.

Le pdg Georges Doux n'a pas fait non plus dans la dentelle et le fair-play, en déposant le bilan en douce pendant que banques, représentants de l'Etat (Ciri) et créanciers s'efforçaient de trouver les solutions du sauvetage.

Si le Groupe Doux est dans cette situation, ce n'est pas à cause des vilains financiers ni même de la concurrence internationale. Mais des choix stratégiques contestables et un business model sans doute un peu vieilli.

Le groupe breton ne se serait-il pas inspiré de la grenouille de La Fontaine en investissant de façon hasardeuse dans une entreprise brésilienne, responsable aujourd'hui de la moitié de l'endettement du Groupe ? Mais qu'allait-il donc faire dans cette galère, aurait dit Molière!

En France, le groupe est passé à côté des produits labellisés, se contentant d'une image sympa voulue par son nom et le graphisme des emballages. Sans doute pas suffisant.

Il a réalisé un chiffre d'affaires de 850 millions d'euros en 2011, contre 1,4 milliard en 2010 (impact sans doute de la filiale brésilienne cédée en location).

La disparition du Groupe aurait de graves conséquences pour l'emploi, 3000 salariés y travaillant, en plus des 800 éléveurs fournisseurs de poulets et volailles.

La famille Doux détient 80% des actions, pourtant une solution ne semble pouvoir passer qu'en dehors de la famille, où Georges Doux, fils du fondateur, a agi plus dans l'intérêt de la famille et de son fils, DG, que dans celui de l'entreprise, des salariés et des fournisseurs.

Un dossier difficile en tous cas, et un enjeu politique pour le nouveau Ministre du Redressement industriel.

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Rédigé par jdio

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Publié le 26 Mai 2012

Croissance-copie-1.JPGPréconisée en France par François Hollande, elle est une des clés de son succès électoral. Et il a réussi à convaincre la quasi totalité de ses interlocuteurs chefs d'Etat de sa nécessité.

Il faut dire que les plans d'austérité dogmatiquement préconisés par les agences de notation et les organismes internationaux sont des agressions envers les populations, à qui il est demandé de supporter les conséquences des crises qu'elles n'ont pas causé. La conséquence en est des taux de chômage en rapide augmentation, des taux de 20% étant presque de l'ordinaire.

Pourtant la croissance a ses limites.

Dans  un article récent, nous évoquions l'incompatibilité entre la croissance telle que nous la concevons aujourd'hui, et ce que pourra supporter notre environnement.

Il y a 40 ans, des chercheurs du MIT publiaient un rapport établi à la demande du Club de Rome, "The Limits to Growth". La dernière édition de ce texte qui a fait date a été rééditée récemment (éd. Rue de l'Echiquier "Les limites à la croissance").

La question intéressante, selon le rapport, est de savoir ce qui cause la croissance, et les conséquences de sa rencontre avec les limites physiques du système. Et pour les auteurs, la conséquence sera l'effondrement du système.

Certains pays seraient déjà dans cette situation d'effondrement, la Somalie par exemple, ou les pays arabes qui n'ont pas réussi à résoudre leurs problèmes fondamentaux de rareté de l'eau, et qui doivent importer leur nourriture, leur énergie, dans un contexte d'augmentation de leur population.

La Grèce où l'on voit les clients des banques retirer leur argent, provoquant la fragilisation des banques, entraînant encore plus de retraits, etc.. est dans une situation d'effondrement.

Pour les auteurs, la croissance va s'arrêter, en raison de la dynamique interne du système, et aussi de facteurs externes, comme l'énergie, l'eau ...

De même les auteurs ne croient pas à la domination future de la Chine, qui ne pourra pas tenir sur la longue durée les taux de croissance de 8 à 10% qu'elle connaît aujourd'hui. Elle connaîtra ce qu'a connu le Japon il y a quelques années, que tout le monde voyait comme le pays devant dominer le monde. La croissance de la Chine se heurtera aux problèmes de l'eau, et aussi aux modifications climatiques qui vont rendre stériles les terres qui contribuent aujourd'hui à 65% de la production agricole.

La croissance ne peut donc pas, et ne doit pas, être le seul outil pour résoudre les problèmes du monde. Or les économistes ne connaissent que celui-là. "Si votre seul outil est un marteau, tout ressemble à un clou", dit un proverbe japonais. Il faut chercher d'autres outils.

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Rédigé par jdio

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