les impressionnistes à Marly-le-Roi

Le Parc et le Château de Marly

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Il ne reste plus rien du château de Marly.

Pourtant ce château, qui a eu pour architecte Jules-Hardouin Mansart (1646-1708),  voulu par Louis XIV pour échapper à la lourdeur de Versailles, était un palais de contes de fées. On venait le voir de l'étranger, avant Versailles.

Versailles avait été construit à l'image de ce que Louis XIV voulait pour la France : élégance, grandeur, rigueur, équilibre, beauté. 

Marly sera construit pour le plaisir du roi, à son goût. Il sera le château de ses rêves. Il aura un plaisir immense à aller dans ce château, qui sera terminé à peu près en même temps que Versailles, et il y passera autant de temps qu'à Versailles.

Autant Versailles est un monde ouvert à tous, cour, serviteurs, artistes, ouvriers, public, car tout le monde peut entrer dans la palais s'il est vêtu correctement, autant Marly se veut intime. Un pavillon royal de 40 mètres de côté, et 13 pavillons pour les invités, chacun comprenant un appartement au rez-de-chaussée et un à l'étage. Pas plus de quarante invités à chaque séjour royal, les intimes et les favorisés. On les appellera les 'marlis", ces courtisans qui imploraient le roi de la faveur d'un séjour à Marly. On se souviendra que plusieurs milliers de personnes hantaient les couloirs de Versailles.

Ci-dessous ce qu'était Marly au 17ème et 18ème siècle :

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On sait que le règne de Louis XIV fut particulièrement dispendieux, la guerre et les châteaux ont rendu exsangues les finances royales. La Régence faillit procéder à la démolition de Marly, qui fut bizarrement sauvé par le duc de Saint-Simon, qui l'avait tant critiqué. Louis XV et Louis XVI reprirent les habitudes de Marly et le rénovèrent, en diminuèrent un peu les frais, en remplaçant notamment le grand escalier en marbre rouge et vert sur lequel l'eau dévalait par le tapis vert qu'on peut encore voir aujourd'hui.

Le château est totalement abandonné à partir de 1789. Le mobilier est vendu, les jardins et pavillons pillés. En 1799, le domaine est vendu à un particulier qui y installe une filature. Le blocus le mènera à la faillite, l'amenant à détruire les pavillons et vendre les terrains. La démolition du château sera achevée en 1816.

Il reste aujourd'hui un parc de 106 hectares, dans la continuité de la forêt de Marly, où l'on peut voir un riche ensemble statuaire, ainsi que la reconstitution au sol du pavillon royal et de deux pavillons d'invités. A l'extrémité ouest, on peut toujours voir l'abreuvoir, surmonté des deux fameuses statues équestres de Guillaume Coustou (copies).

 allée royale
 emplacement du pavillon royal
 le pavillon royal au temps de Louis XIV
 le tapis vert

 Coysevox

berger jouant de la flute

 la cour circulaire
allee-royale.jpg marly-parc-emplacem-chateau.jpg marly-parc-chateau.jpg le-tapis-vert.jpg berger-jouant-de-la-flute-coysevox.jpg cour-circulaire.jpg
Simon Mazière Compagne de Diane

 

l'abreuvoir

   Le Peautre Faune au chevreau
 Coysevox Hamadryade
 René Frémin Compagne de Diane
compagne-de-diane-simon-maziere.jpg  abreuvoir.JPG  P1040276.jpg  le-peautre-faune-au-chevreau.jpg  hamadriade-coysevox.jpg  compagne-de-diane-rene-fremin.jpg

 

batterie-de-marly-.jpgAvant de quitter le parc pour entrer dans le centre de Marly, on peut s'engager dans une allée forestières pour voir des vestiges de fortification datant de la guerre de 1870. Ce que l'on voit constitue sans doute des casemates destinées à stocker des munitions. La capitale était entourée sur 120 km d'une ligne de forts et de batteries, censée la protéger des invasions.

 

 

Le vieux bourg de Marly-le-Roi

En pénétrant dans la grande rue, on passe devant une maison où était installée une forge, peinte par Sisley.

ancienne-forge.jpg ancienne-forge-sisley.jpg                                                    
hotel-de-Toulouse.jpg Tout à côté se tient l'hôtel de Toulouse, qui aurait été habité par le Comte de Toulouse, fils légitimé du roi Louis XIV et de Mme de Montespan.

La Grande-Rue et les rues autour ont gardé une certaine authenticité. Au siècle de Louis XIV, le bourg était essentiellement habité par des commerçants, artisans, personnel du château. Il reste très pittoresque, alternant habitat auterfois populaire et hôtels particuliers.

      Grande-Rue

grande-rue.jpg  grande-rue-.jpg  grande-rue--.jpg  grande-rue1.jpg  grande-rue2.jpg  place-charles-lebrun.jpg

Considéré comme le plus bel hôtel particulier de Marly, l'Hôtel Couvé est bâti en 1737 pour Pierre Couvay, banquier,  secrétaire du roi  Louis XV, et chevalier de l’ordre du Christ. L’hôtel devient la mairie en 1846.

La Maison Seigneuriale de Marly-le-Bourg, une des deux paroisses de Marly, se dressait dans l’actuel parc du Chenil. Louis XIV en fait l’acquisition en 1693 et y construit son chenil en 1702. Le gros bâtiment, dit chateau du Chenil, date de 1742. Il loge la mairie depuis 1998, à la place de l'Hôtel Couvé .

 

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 chateau-du-chenil.jpg

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Les deux monuments ci-dessus se trouvent sur une jolie petite place, la place du Chenil, où l'on peut voir une belle suite de maisons, dont l'une abrite le restaurant Au Vieux Marly, étoilé il y a quelques années, repris il y a quelques semaines, et qui sert maintenant des brunchs, dans un décor agréable, et, l'été, sous une terrasse ombragée.

On peut y voir des gens venus du Pecq voisin .

 

De la place, Sisley a peint le tableau ci-dessous, par temps de neige. L'endroit n'a pas trop changé, si ce n'est les rues qui en se macadémisant et s'élargissant, paraissent davantage frontière.

place-du-chenil-sisley-.jpg  place-du-chenil-sisley.jpg

Sisley (1839-1899) à Louveciennes et Marly

Habitant d'abord Paris, Alfred Sisley venait peindre dans les environs de la capitale. La faillite et le décès de son père l'amèent à s'installer d'abord à Louveciennes, au Hameau Voisins, puis à Marly début 1875, avenue de l'Abreuvoir. La maison a aujourd'hui disparu. Il peindra beaucoup ces deux bourgs, l'Abreuvoir du château, les routes fuyantes, les rives de la Seine, la Machine de Marly. De tous les impressionnistes qui ont séjourné dans cette boucle de la Seine, c'est lui qui y aura le plus peint et vécu le plus longtemps. Il quitte Marly pour Sèvres en 1878, avant de s'installer en 1880 à Moret-sur-Loing, où il vivra jusqu'à sa mort. Il restera le plus déargenté et le moins connu de tous les impressionnistes, ne connaissant pas la notorité des autres membres du groupe.

maison-de-sisley.jpg sisley-26.jpg sisley-bateau_de_l-inondation.jpg sisley-Chemin-de-la-Machine-Louveciennes-.jpg
av-de-l-abreuvoir-.jpg sisley-route-de-versailles.JPG Sisley--L-abreuvoir-de-Marly.JPG Sisley--L-abreuvoir-de-Marly--gelee-blanche--1876.JPG
 aujourd'hui  hier  l'Abreuvoir  l'Abreuvoir
sisley-route-de-versailles-.JPG sisley-la-route-de-marly.JPG sisley-la-neige-a-marly.JPG sisley-neige-a-marly.JPG
route de Versailles
 la route de Marly
 la neige à Marly
 neige à Marly

 galerie

De nombreux artistes ont résidé un temps plus ou moins long à Marly.

Alexandre Dumas père, qui fit construire le  château de Monte-Cristo, déjà évoqué sur ce blog.  Alexandre Dumas fils vécut près du bourg, rue Champflour, une maison qui ne paie pas de mine vue de l'extérieur, mais de l'intérieur a une toute autre allure.

maison-alex-dumas-fils.jpg maison-alex-dumas-.JPG                             

Un dramaturge très célèbre à l'époque vécut aussi à Marly. Victorien Sardou (1831-1908) occupa la belle propriété que constitue le Château du Verduron. Construit à la fin du XVIIème siècle pour le marquis d'Estrades, gouverneur de la forêt de Marly, et successeur de Bontemps comme premier valet du roi Louis XIV, il est acquis par Sardou en 1863. Auteur de la Tosca et de Madame Sans-Gêne, il connâit un énorme succès. Il vivra à Marly, dont il fut maire un temps, jusqu'à sa mort.

chateau-du-verduron-grille.jpg chateau-du-verduron-sardou-victorien.jpg chateau du verduron'

On peut aussi voir l'atelier et la maison d'  Aristide Maillol (1861-1944), bizarrement en complet état d'abandon. Etrange que sa muse et héritière, Dina Vierny, qui a tant fait pour la postérité d'Aristide, n'ait pas pu, ou su, ou voulu, faire de ces lieux un endroit qui rappelle le grand sculpteur. On a vu dans l'article sur le  jardin des Tuileries la forte présence des statues de Maillol, résultat de l'action de Dina Vierny, et on renvoit au  diaporama réalisé à partir des statues qui y sont exposées. Ci-dessous, l'atelier et la maison de Maillol photographiés en mars 2011, et la reproduction d'un tableau de Vuillard, Maillol dans son atelier.

maillol-atelier.jpg  maillol-maison4.jpg maillol-par-vuillard.JPG

église st vigor

 

Dominant le bourg et l'accès à la Grande-Rue, l'église Saint-Vigor a été construite à la fin du XVIIème siècle par Jules-Hardouin Mansart pour Louis XIV.

 

 

La forêt de Marly-le-Roi 

 

1ère étape - Les impressionnistes à Louveciennes-Bougival

 


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