relocalisations ...

Publié le 29 Septembre 2010

S'il y a les mauvaises nouvelles de délocalisations, il y a aussi celles plus heureuses de relocalisations.

rossignol.jpgEn 2007, Rossignol (marques Rossignol, Look, Dynastar, Lange) délocalise sa production de skis junior en Asie. Auparavant cette entreprise créée en 1907 par le menuisier Abel Rossignol, qui était devenue le n°1 mondial sur ces marchés et a été une valeur phare de la Bourse de Paris, a été vendue au Groupe américain de textiles QUICKSILVER, pour le prix de 560 millions de dollars.

Des hivers doux et une conjoncture économique détériorée ont décu le nouvel actionnaire. Vente des bijoux de familles, délocalisations, fermetures des usines françaises pour n'en conserver qu'une seule ont été l'actualité de l'entreprise jusqu'en 2008. Date à laquelle QUICKSILVER revend l'entreprise à un fonds financier australien pour ... 40 millions d'euros !!!

Bel exemple de compétence !

La bonne nouvelle, c'est que Rossignol va relocaliser une partie de la fabrication de ses skis junior, 60 000, dans son usine de Sallanches (Haute-Savoie), dorénavant seule usine de skis en France. Cela représentera le chiffre modeste de 20 emplois. "Pour nous, il est plus efficace de produire en France. Notre marché se situe autour de l’arc Alpin et 95% des matières premières proviennent d’Europe" , explique Mimmo Salerno, directeur de l’usine de Sallanches. On peut vraiment se demander où était alors l'intérêt de délocaliser, si on sait en plus que la différence de coût de la main d'oeuvre entre la France et Tawan était compensée par les surcoûts logistiques, le coût de main d'oeuvre ne représentant que 20% du prix de revient.

the-elephant.jpgLes mauvaises nouvelles restent quand même le lot commun, avec par exemple l'annonce par le géant Unilever de la fermeture de son usine Fralib de Gémenos (Bouches-du-Rhône), seul site en France à fabriquer les thés Lipton et les infusions Éléphant. L’entreprise justifie ses intentions par « les difficultés structurelles d’Unilever sur le marché du thé et des infusions en Europe de l’Ouest » et les problèmes de compétitivité du site. Selon elle, Unilever a perdu en 6 ans 20% de ses parts de marché dans les trois zones (France, pays nordiques, Italie) où est vendu l’essentiel des productions de Fralib, face à la progression notamment des marques de distributeurs. Pour le groupe, la demande des consommateurs pourrait être satisfaite par les productions de ses usines de Bruxelles, Pologne et Grande-Bretagne, tandis que l’usine de Gémenos représente aujourd’hui 27% des coûts pour 5,1% des volumes de production européens.

Ce sont 182 emplois directs qui sont menacés par la fermeture de cette usine, créée il y a 78 ans à Marseille sous le nom de thés Éléphant.

On voit trop souvent que l'intégration d'une PME performante dans un grand groupe signifie son arrêt de mort.

Pour plus d'informations voir http://www.hexaconso.fr/blog/

Delocalisation-copie-1.jpg delocalisation-copie-1.png
delocalisation2-jpg.jpg deloc-dassault.jpg deloc delocalise.jpg
 delocalisation3.jpg  delocalisation4.jpg
       

Rédigé par jdio

Publié dans #notre temps

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