réflexions

Publié le 24 Octobre 2011

Jean Amadou est mort.

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Issu du monde des chansonniers (théâtre de Dix heures, Les deux Ânes, Don Camillo), il avait voulu être comédien. Il en eut l'occasion à diverses reprises, anima diverses émissions de radio (dont L'oreille en coin), et connut une grande notoriété dans les années 80, où il a animé diverses émissions de télévision. Les anciens se souviennent du Bébète show, qui lui doit ses dialogues.

Une de ces boutades :  j’ai un appartement à Neuilly, une maison secondaire sur la côte basque, je conduis une grosse cylindrée. Je suis de droite, pourtant j’ai tout pour être à gauche.

Derrière la plaisanterie qui fait sourire, il y a l’idée que gauche et réussite sociale sont incompatibles. Dans cette idée, le clivage politique est simple : les riches (à partir de quand l'est-on?) à droite, les pauvres à gauche. C’est évidemment l'attitude de beaucoup de gens de droite, refusant de comprendre qu'on puisse prôner des valeurs de justice, d'humanisme, de solidarité, au détriment potentiel de son intérêt personnel.

Pourquoi un cadre qui a réussi ne pourrait pas être à gauche ? et même un héritier de grande famille ? Imagine-t-on une société où droite et gauche ne seraient séparées que par le critère de l’argent détenu ? Ce serait une société de haine et de peur, de combat permanent. De lutte des classes.

Sarkozy a piqué 2 colères.

La première pour dire qu’il en avait marre qu’on admire ceux qui ont eu les grandes visions de l’Europe, et qu'on méprise les successeurs qui gèrent (ou réparent). Mitterrand et Kohl d'un côté, Merkel et Sarkozy de l'autre.

Il a raison.  

Ainsi, Mitterrand et Kohl auraient eu une vision ?

C'est surtout que l’Europe était en panne, aucun ne voulait s’avancer plus avant dans l’intégration européenne. Alors, comme il fallait bien un projet, on a accéléré l’UE et inventé la zone euro. Et au diable les empêcheurs de rêver en rond  qui disaient qu’on mettait la charrue avant les bœufs.

Et ce sont Merkel et Sarkozy, et d’autres, qui aujourd’hui tentent, tant bien que mal, de recoller les morceaux pour éviter la catastrophe.

sarkozy cameronA Bruxelles, Sarkozy aurait déclaré au Daily Telegraph en direction du Premier Ministre britannique :" Nous en avons assez de vous entendre nous critiquer et nous dire ce que nous avons à faire " . Et d'ajouter : vous dites détester l'euro, vous n'avez pas voulu le rejoindre, et maintenant vous voulez vous ingérer dans nos réunions." 

Un point fort de Sarkozy, c'est qu'il appelle un chat un chat, et qu'il ne craint pas de balancer des vérités, que d'autres ne trouveraient pas bonnes à dire.

Rédigé par jdio

Publié dans #notre temps

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