quand la France perd son âme

Publié le 31 Janvier 2011

Des peuples se battent pour leur liberté, et la France reste muette.

A propos de la Tunisie, la Ministre française des Affaires Etrangères avait inconsidérément proposé au gouvernement algérien l'assistance de la police française pour l'aider à assagir les manifestations de rue.

A propos de l'Egypte, Fillon appelle au calme, on sait que le calme dans ses moments là ne joue pas en faveur des manifestants. Et de recommander seulement à Moubarak d'entendre son peuple.

Il est fini le temps où La Fayette s'embarquait pour aider les américains à se libérer du joug anglais.

La "realpolitik" l'emporte sur les idéaux et l'intérêt des peuples, pour privilégier les intérêts commerciaux, les bonnes relations qu'on peut avoir avec les gouvernements. C'est d'autant plus vrai que ces régimes autoritaires sont stables, et que les personnels politiques se connaissent. Donnant naissance à un certain corporatisme de classe.

bourgrab.jpgLa France, pays des libertés et des droits de l'homme, a un discours bien timoré. Pas de vague, pas de bruit, pas de heurt qui nous fâcherait avec les gouvernements en place si jamais ils parvenaient à se maintenir. Et  Jeanette Bourgrab (ci-contre), secrétaire d'Etat à la Jeunesse, de se faire tacler, parce qu'elle a osé dire qu'elle était favorable au départ de Moubarak.  Qui ne règne que depuis 30 ans !

Le discours de la France, parfaitement policé, convenu,  politiquement correct, est un comportement de gagne-petit, et  à courte vue. Car Moubarak et son régime autoritaire sont condamnés, c'est une question de temps.

Sur le théâtre des nations, la France tient pour une large part son prestige et sa notoriété de son passé républicain, et accessoirement révolutionnaire. Nos réactions timorées et conservatrices ne vont pas dans ce sens.

Rédigé par jdio

Publié dans #humeurs

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