pot de terre contre pot de fer (suite)

Publié le 15 Février 2012

Deux jugements rendus par des tribunaux à Turin et à Lyon, pourraient bien sonner la fin de l'impunité chez les industriels de la chimie.

L'amiante tue encore chaque année 107 000 personnes de par le monde des suites du cancer du poumon. Le tribunal a reconnu coupable la Société Eternit et ses anciens dirigeants.

Un produit désherbant de Monsanto à entamé la santé d'un agriculteur. Le tribunal a condamné l'entreprise.

Dans ces affaires, comme dans bien d'autres, les industriels et leurs soutiens n'ont de cesse de chercher à gagner du temps, et rechignent, pour le moins, à financer les mesures de protection nécessaires. Souvent au contraire, ils en dissimulent les dangers pour maintenir leurs positions sur le marché. Et quand une victime tente une procédure, ils font tout pour la retarder. En attendant, les victimes meurent avant que justice leur soit rendue.

Le jour de la décision du tribunal de Lyon, dans une autre procédure, le rapporteur du Conseil d'Etat a exigé du ministère de l'agriculture un nouvel examen d'un pesticide vendu aux jardiniers amateurs, le Roundup Express. Il appelle à statuer de nouveau sur son autorisation de mise sur le marché, au motif que certains de ses composants n'ont pas été analysés lors de l'évaluation de la toxicité du produit. Le rondup est le produit phare de Monsanto, décliné dans différentes versions, du jardinier amateur comme ci-dessus, à l'agriculture intensive.

Il est grand temps de cesser de fermer les yeux sur la nocivité de ces produits utilisés sans discernement et aux fins principales de réalisation de performances commerciales de Monsanto. L'augmentation considérable des cancers ces dernières années, quelque peu cachée par les progrès des thérapies, trouve une de ces causes dans la prolifération insensée de produits créés pour tuer la vie.

Rédigé par jdio

Publié dans #notre temps

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