Nîmes

Publié le 7 Mai 2012

Rome ou Madrid française, coincée entre Camargue et Cévennes, Nîmes arbore des visages variés, voire antagonistes: catholique et protestante, austère et débridée, torride et sec en été, mais sujette à des orages torrentiels et dévastateurs.

La large esplanade Charles de Gaulle, avec en son milieu la fontaine Pradier, élevée en 1848, ouvre sur les fameuses arènes.

Construit à la fin du 1er siècle-début du 2ème, l'amphithéâtre est très semblable par ses dimensions et son arcitecture a son voisin arlésien. S'il n'est par ses dimensions que le 9ème amphithéâtre de la Gaulle, il est de loin le mieux conservé du monde romain.

les arènes  maison carrée
 
 carré d'art

 rue de la

Madeleine

arenes-copie-1.JPG P1080692.JPG maison-carree.JPG carre-dart.JPG rue-madeleine.JPG

En 404, le combat de gladiateurs y est interdit. Les wisigoths le transforment alors en forteresse. Plus tard, le vicomte de Nîmes y eût son château, dont seules deux arcades murées percées de petites fenêtres conservent la trace. Un véritable village lui succéda, qui comptait encore 700 habitants à la fin de XVIIIè siècle. Le dégagement commença en 1809, et dès 1853, il fut consacré à l'organisation de courses de taureaux camarguaises, puis espagnoles.

La Maison carrée est, avec les arènes, le monument le plus célèbre de Nîmes. Édifié sous le règne d'Auguste à la fin du 1er siècle, il est le temple romain le mieux conservé. On peut y voir un court film (20mn) en 3D sur l'histoire de Nîmes et de ses héros.

En face, la médiathèque, baptisée Carré d'Art, se veut le pendant contemporain de la maison carrée.

On se promène agréablement dans les ruelles du vieux centre, la très commerçante rue de la Madeleine, la place aux Herbes.

Le Jardin de la Fontaine a été aménagé au XVIIIème siècle par un ingénieur militaire, au pied du mont Cavalier que surmonte la tour Magne. A l'époque gallo-romaine, ce quartier comprenait des thermes, un temple et un théâtre. Aux abords immédiats une riche demeure et des traces de quartier populaire ont été dégagées.

Ruiné en 1577 pendant les guerres de religion, le temple de Diane émeut par le tableau romantique qu'il compose. Au sommet du mont Cavalier, on monte à la tour Magne, symbole de la ville, et principal vestige de l'enceinte romaine. Haute de 32 mètres, la vue sur Nîmes et les environs, mont Ventoux et Alpilles, y est somptueuse. Une table d'orientation nous présente Nîmes telle qu'elle était à l'époque romaine.

Pas très loin, on pourra aussi aller voir le castellum, bassin circulaire de distribution des eaux, point d'aboutissement de l'aqueduc de Nîmes.

 jardin de

la Fontaine

 temple de Diane
 tour Magne
 
 castellum
jardind-fontaine.jpg temple-de-diane.jpg tour-magne.jpg tour-magne1.jpg castellum.jpg

 

le diaporama

Rédigé par jdio

Publié dans #escapades

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