les politiques ont-ils encore du pouvoir?

Publié le 26 Janvier 2012

Les politiques ont-ils encore le pouvoir?

Nous sommes en campagne électorale, c'est l'heure des programmes, des promesses, des rêves.

Le président sortant, comme son prédécesseur et le sien avant lui, avaient promis le "changement". De quoi, pour quoi, on ne sait pas trop. On pouvait penser que c'était pour améliorer la vie des gens, leur donner des emplois, améliorer leurs conditions de travail, leurs conditions de vie.

Tous les candidats à la présidentielle ne sont pas des menteurs ou des imposteurs. Pourtant il faut reconnaître que la situation ne cesse de se dégrader depuis deux ou trois décennies.

L'emploi ? Le taux de chômage bat tous les records. Délocalisations et fermetures d'usines se multiplient, tandis que les créations se raréfient. Et encore le chiffre du chômage ne tient-il pas compte des travailleurs précaires, des cdd, ou des fins de droits inscrits nulle part.

Les conditions de travail ? La mondialisation financière a érigé en dogme la recherche du profit maximum. Toujours plus de profit, même si cela ne sert à l'entreprise qu'à racheter ses propres titres. L'homme a été laminé, le stress a gagné tous les strass de l'entreprise, de l'ouvrier qui craint la délocalisation, au commercial assommé par des objectifs en augmentation continue, au cadre de plus en plus taillable et corvéable à merci, parce qu'il a un statut de cadre qui n'offre plus aucun avantage, et qui est maintenant concerné, à son tour, par les menaces de délocalisation.

Pour gagner toujours plus, les processus de production sont examinés à la loupe, découpés en tranches, chacune étant confiée à des ouvriers ou employés dédiés. Le travail y perd sa valeur et son sens, la cadence et la productivité ont remplacé l'amour du travail bien fait et la satisfaction d'un travail accompli.

Les responsables le sont par des qualités présumées de gestionnaires, connaissant de moins en moins les métiers des équipes qu'ils dirigent.

Les hommes sont devenus des matricules interchangeables, qu'on jette au premier écart venu. La souffrance au travail est en plein essor, de l'ouvrier de base au cadre, même supérieur, encensé un jour, placardisé le lendemain.

Les conditions de vie ? Alors que les patrons des grandes boites et le management amassent des fortunes en quelques mois, le smicard est affiché comme un profiteur, et ses velléités de voir le smic un peu revalorisé moquées comme de la pure inconscience! Les salaires ne sont plus revalorisés, seuls les meilleurs auront des revalorisations individuelles, qui leur permettront guère plus que de maintenir leur pouvoir d'achat. Le logement est inabordable dans les grandes villes, contraignant 80% des français à vivre de plus en plus loin de leur lieu de travail et à emprunter des moyens de transports exsangues.

Les intentions étaient pourtant là, et ce serait une erreur de croire que les politiques ont échoué parce qu'elles n'y étaient pas.

Article à suivre : alors pourquoi ces piètres résultats ?

Rédigé par jdio

Publié dans #humeurs

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