les indignés sont de retour

Publié le 24 Juillet 2011

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Ils étaient des dizaines de milliers à manifester à nouveau à Madrid.

Contre un monde absurde, où ceux que la société récompense le plus sont le plus souvent les moins méritant humainement, socialement, et même, très souvent, économiquement.

Quelle est l'utilité sociale des traders des institutions bancaires et financières ?

Quel effet positif ont sur la société ces dirigeants frais émoulus des grandes écoles et de l'administration, qui concoctent réformes sur réformes, uniquement pour avoir conscience d'exister?

Et quand l'inconséquence des pseudo élites aboutit à la situation financière dans laquelle se débat le monde aujourd'hui, et qu'il faut, pour y remédier, faire payer ceux qui ont le moins profité des abus en tous genre générés par l'intégrisme libéralo-capitaliste, on aboutit au négativisme et aux indignés.

Les économies européennes sont exsangues : panne de croissance, de compétitivité, de créativité, le tout dans une situation financière de surendettement. Alors que les inégalités s'accroissent dans nos sociétés, que les dépenses publiques sont rognées, que la redistribution des revenus au profit des plus pauvres ne joue plus son rôle, que le travail, valeur sur laquelle est bâtie notre civilisation, perd de plus en son sens, l'Europe sort de son chapeau 160 milliards d'euros pour aider les grecs à se sortir d'une situation dans laquelle ils se sont mis par laxisme et facilité, et parce qu'ils n'ont pas voulu voir, comme personne, quelle conséquence aurait pour leur pays l'adoption de l'euro.

Mais ces euros qu'on apporte à la Grèce, qu'on emprunte parce qu'on ne les a pas, il faudra bien un jour les rembourser. Comme la Grèce aujourd'hui. Le pouvoir sera aux créanciers de l'Europe, c'est à dire l'Asie.

Il fallait sans doute sauver la Grèce, mais le triomphalisme de Baroin fait penser à celui de Paul Reynaud quand il déclare superbement "la route du fer est coupée", quelques jours avant la débâcle française et l'invasion allemande. Il est vrai que quelques mois avant, le peuple français et les politiques avaient applaudi les accords "historiques " de Munich.

Les hommes du présent doivent se souvenir qu'ils ne sont pas les meilleurs juges de ce que retiendra l'Histoire.


Rédigé par jdio

Publié dans #humeurs

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