le premier problème de l'Europe

Publié le 31 Octobre 2011

Lejaby,  déjà évoqué sur ce site, est en redressement judiciaire.

Les financiers propriétaires ont déjà fermé trois des quatre sites français, restent 540 salariés en France.

Depuis sa cession en 2003 par son créateur, Lejaby, acheté par un groupe textile américain, puis par un groupe financier autrichien, va de délocalisation en délocalisation, de fermeture de sites en fermetures d'usines.

Cela ne suffit pas apparemment, puisque l'affaire est maintenant en cessation de paiement. La délocalisation n'aura pas été la voie du salut pour Lejaby, un des derniers représentants de la bonneterie française, au savoir-faire reconnu qui lui permettait de travailler sous des marques de luxe, en plus de sa propre marque.

Les plans "sociaux" ont été approuvés par les syndicats: chaque ouvrière recevra 15000 euros (70 000 demandés par les syndicats, 10 000 initialement proposés par la direction) + 500 ou 600 euros par année de présence dans l'entreprise.

Si l'affaire se redresse, la production française ne représentera plus que 7% de la production de Lejaby, contre 30% actuellement.

 

PSA,  on l'a vu, projette de se séparer de 6000 salariés en Europe.

C'est une rumeur, sans doute soufflée, histoire de familiariser les esprits avec l'idée. Grosse inquiétude en tous cas aur le site de Mulhouse, qui, à tort ou à raison, de voit dans le collimateur.

 

Whirlpool, le grand fabricant d'électro-ménager né de l'apport par Philips de son activité produits blancs, va quant à lui supprimer 6000 postes aux EU et en Europe, toujours pour délocaliser sa production.

 

Ainsi, de fermetures en délocalisations, le chômage dans la zone euro va tous les mois de record en record : 10,2% en septembre!

Cela représente plus de 16 millions de personnes sans emploi. Le triste record appartient toujours à l'Espagne, avec un taux catastrophique de 23%, soit près d'une personne sur quatre !! La France frôle les 10%, les taux les plus bas étant ceux de l'Autriche - 3,9%- et les Pays-Bas -4,5%.

 

On pourra faire tous les plus beaux plans de redressement du monde, tous les abandons de créances possibles, emprunter auprès des plus riches États de la terre, aucun salut ne viendra si on n'est pas capable de construire une économie capable de donner de l'emploi. La question a été négligée en France, qui culturellement a peu d'estime pour ses industries et ses industriels. Elle doit être aujourd'hui prioritairement posée.

Rédigé par jdio

Publié dans #humeurs

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