qu'est-ce qui fait courir les politiques?

Publié le 28 Septembre 2011

Mais qu'est-ce qui fait courir les politiques?

Ne serait-ce pas le culot que le commun des citoyens rêve d'avoir, qu'on aime chez les politiques?

Le temps de la raison

Tout candidat qui se veut responsable proclame aujourd'hui que le temps de la raison est venu, et avec lui la nécessité de réduire l'endettement, le déficit public, et le niveau des prélèvements de l'Etat pour rétablir initiatives et compétitivité, .

pecresse.jpgbaroin.jpgOn présente donc un budget qui va un peu dans ce sens, un peu seulement : déficit public ramené à 4,5% du Pib en 2012 (contre 5,7% en 2011, la norme restant à 3%), endettement public en légère progression à 87,5% du Pib (13% il y a 20 ans), prélèvements de l'Etat en inexorable ascension,  47% du Pib (40% à l'arrivée de Giscard), à l'inverse de la baisse  de 4% voulue par le candidat Sarkozy.

Un peu seulement, parce que l'endettement continuera à augmenter, le paiement des intérêts de la dette deviendra le premier poste des dépenses de l'Etat, devant même l'Education Nationale, la balance commerciale de la France accroîtra encore son déficit. Et si le taux de croissance prévu à 1,75% ne se réalise pas, et tout le monde s'accorde à le penser, y compris Baroin, on reviendra à la case départ.

Seulement, ça donne quand même un budget sinistre.

Et tout le monde de s'écrier !

Car on est loin des rêves d'améliorer l'emploi, de donner des logements, de donner l'instruction nécessaire au nivellement des inégalités. Pour faire rêver, il faut la jouer à la Mélanchon, et balayer d'un revers de main  la concurrence des pays à bas coûts, la domination des marchés financiers et leurs gendarmes que sont les agences de notation, les multi-nationales qui opèrent dans un jardin mondial hors des limites des règlementations nationales.

Taxer les sodas et réduire l'ISF, ce n'est pas sexy. Encore moins en période électorale.

Cela ne décourage pas les candidats politiques pour autant.

Non qu'ils aient un programme de rechange, non. Ni qu'ils soient naïfs, pas en France, ce sont tous des vieux briscards pour qui la politique est le métier. Pas comme aux EU, où on fait un premier mandat pour apprendre, et un deuxième pour réussir.

Alors à quoi correspond leur quête de pouvoir ?

Quand ils n'ont pas l'amorce de l'ébauche d'une réponse à un problème qui dépasse tous les Etats , quand ils savent que le pouvoir rend impopulaires, même quand la conjoncture est bonne,  quand le pouvoir de demain devra être européen, alors que personne n'en parle, serait-ce le pouvoir pour le pouvoir et ses hochets qu'ils guignent ? Ou sont-ils habités par un tel amour de soi qu'ils pensent pouvoir trouver la réponse introuvable?

"Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait" (Marc Twain). Sont-ils de cette trempe là?

Rédigé par jdio

Publié dans #notre temps

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