la preuve par Photowatt

Publié le 23 Novembre 2011

photowatt-sarko.JPGJ'avais déjà écrit sur Photowatt (Photowatt ou la faillite annoncée de la filière solaire française), le pionnier français des panneaux voltaïques, intégré depuis quelques années dans un groupe canadien, et condamné aux délocalisations et licenciements.

J'avais décrit la faillite de la filière solaire française, tuée par l'incapacité de l'Etat et d'EDF de bâtir une politique industrielle, à même de développer une filière d'avenir et de la "protéger" de la concurrence chinoise.

Au lieu de cela, le gouvernement a établi le moratoire de l'aide publique qui a achevé la bête.

Cette entreprise créée en 1979 est la seule entreprise française du secteur à maîtriser l'ensemble de la chaîne de fabrication du panneau solaire.

Le 26 octobre dernier, malgré les licenciements de l'année 2011, Photowatt a déposé le bilan. L'activité continue, mais au tiers de sa capacité de production. Le 8 novembre, le tribunal a placé l'entreprise en redressement judiciaire. L'attente se poursuit pour les 441 salariés restants. L'entreprise a six mois pour retrouver un repreneur. Des entreprises françaises et étrangères auraient manifesté un intérêt.

Si Photowatt a réussi à maintenir un chiffre d'affaires de 159 millions d'euros en 2010, le marché français est noyé sous la production chinoise. Car si le panneau solaire est un produit porteur et à haute technologie, il est produit en Asie et consommé en Europe.

Preuve s'il en est encore besoin que la concurrence de l'Asie porte dorénavant autant sur les produits dits à faible valeur ajoutée que sur ceux à technologie avancée.

Continuons à faire confiance à la seule libre concurrence pour assurer la croissance, laissons les chinois maintenir leur devise à un cours artificiellement bas, et le seul métier qui subsistera demain en France sera celui de gardien du musée que sera devenue la France entière.

Et que viendront visiter les travailleurs français immigrés d' Asie.

Rédigé par jdio

Publié dans #humeurs

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article