la moins pire des solutions ?

Publié le 9 Mai 2012

Quand c'est fini, ça recommence ...

grece-copie-1.jpgLes optimistes nous croyaient sortis de la crise européenne. C’était une fois encore sans compter sur la Grèce, et son interminable crise.

En échange de plans d’austérité drastiques, l’europe a apporté 130 milliards d’euros à la Grèce, qui étaent présumés devoir sauver le pays de la faillite. Seulement la population n’a pas voulu payer les pots cassés par d’autres qu’elle-même. Depuis plus de 40 ans, parti conservateur et parti socialiste se sont succèdés au pouvoir pour entraîner le pays dans le gouffre dans lequel il est actuellement plongé. Aucune grande réforme de structure n’a été effectuée, la fiscalité y est embryonnaire, sur bien des points la Grèce fait figure de pays en voie de développement.

Sans doute eût-il fallu que le Grèce n’entre jamais dans la zone euro.

Mais ce n’était pas l’état d’esprit du moment, quand la zone euro s’est créée. Et puis, comment refuser à la Grèce, qui est à la base même des valeurs démocratiques de l’Europe, le droit de participer à un acte qui se voulait fondamental de la création de l’Europe ?

La population a donc voté massivement contre les partis traditionnels de gouvernemet, qui à eux deux dorénavant ne rassemblent pas la majorité. La population a voté massivement contre l’austérité imposée, confirmant dans les urnes les oppositions de rues.

Parti néo-nazi et extrême gauche font une entrée tonitruante au parlement grec. Le responsable du très nouveau parti d’extrême gauche se voit même confier la responsabilité de trouver un impossible gouvernement, après l’échec des partis traditionnels. Il n’y parviendra pas, non plus que le responsable du parti néo-nazi si son tour devait venir.

Il ne restera plus au président qu’à dissoudre la nouvelle assemblée, et prier que la nouvelle soit plus traditionnelle. 

Cela doit faire réfléchir intensément tous les dirigeants du monde, et les européens en particulier.

On ne peut pas impunément gouverner contre le peuple, et faire qu'il ne profite pas ou peu de la prospérité, mais qu'il trinque dès la crise venue. C’est le mérite de François Hollande de l’avoir compris, et de rechercher des réponses qui permettent à la fois la rigueur de gestion nécessaire à l’assainissement des finances publiques, et le minimum de croissance qui permette à la classe moyenne et populaire de supporter la situation.

On doit réfléchir à cette Europe ingouvernable, parce que sans structure politique, composée de pays aux niveaux de développement économique très différents, et donc aux intérêts différents, voire opposés, et qui sont unis par une monnaie unique créée pour des raisons politiques, contre le bon sens économique.

La solution à la crise grecque est introuvable.

Si le peuple grec renvoie au parlement la même assemblée, c’est la sortie de l’euro qui est programmée. Quelles en seraient les conséquences ? Les Etats et les banques devraient passer en pertes les milliards d’euros prêtés. En ont-ils les moyens ?

Si les partis traditionnels reviennent, il est probable qu'ils ne pourront pas mettre en oeuvre l' austérité rejetée par la population. 

Dans tous les cas, les plans concoctés par le gouvernement grec sous l'égide de l'Europe et du FMI sont mal partis. La sortie de la Grèce de la zone euro se confirme de plus en plus comme la moins pire des solutions.

Rédigé par jdio

Publié dans #humeurs

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