la faillite du capitalisme

Publié le 28 Septembre 2012

La fin du communisme a vu exploser un capitalisme triomphant, que la mondialisation a encore accentué en réduisant à néant le contre-pouvoir des Etats.

Le résultat n'est pas glorieux.

Un monde en récession, et de moins en moins humain

L'occident est désormais à la dérive, plombé par des crises financières inégalées, une croissance économique rangée dans le tiroir des souvenirs, et, en conséquence, un chômage record, qui crée ici et là un climat de révolution.

Sans le support de la croissance de l'occident, les économies asiatiques tournent au ralenti, et c'est un processus de récession dans lequel le monde est aujourd'hui engagé.

Dans les entreprises, la course au profit, inhérente aux fondamentaux mêmes du capitalisme, a dégradé considérablement les conditions de travail : évolution des salaires en berne,  chantage à l'emploi oblige, pression sans fin à la hausse de la productivité, travailler plus pour être payé pareil, voire moins étant le slogan du capitalisme libéré.Le profit est devenu la seule fin de l'entreprise, quitte à ce qu'il soit utilisé par elle au rachat de ses propres actions !

Le sentiment de non-reconnaissance se diffuse inexorablement dans l'entreprise d'aujourd'hui, à tous les niveaux. Partout les employés ne sont vus que comme une source de coût, partout le cadre en place peut se retrouver demain dans un placard, pas toujours doré, dans l'attente de sa déprime ou de sa démission.

Avec la course au profit, le service au client dans des entreprises toujours plus grandes a disparu lui aussi. Le client n'est plus guère qu'un numéro, que l'on renvoie quand il y a un problème vers des plate-formes anonymes, qui dans le cas où un contact aura été possible, sera incapable de résoudre le problème. Le but premier de l'entreprise est de remplacer l'homme par le matériel ou le logiciel, interdisant au client le contact avec une personne.Ainsi procèdent les opérateurs téléphoniques, mais aussi les banques, qui interdisent à leur client tout accès téléphonique à leur chargé de clientèle.

Enfin, la prospérité d'un monde qui repose sur le capitalisme demande une croissance de la production rendue toujours plus grande par les progrès de la productivité. A terme cela condamne la planète, qui sera bien incapable de supporter le train de vie de l'occident quand celui-ci sera étendu aux trois quarts de l'humanité.

Un pouvoir politique impuissant.

Face à cela, les gesticulations du nouveau pouvoir socialiste ne peuvent avoir plus d'effet que celles du pouvoir précédent. Le patron de Mittal se fiche des remontrances de François Hollande comme il se fichait de celles de Nicolas Sarkozy. Le groupe Mittal a racheté la sidérurgie européenne pour mieux la faire disapraître, il a atteint son résultat. Les gros yeux d'Arnaud Montebourg ne feront pas plier Peugeot, qui ne peut pas, s'il veut survivre, conserver des usines françaises pour y produire des voitures que les français boudent. Les "dégraissages" d'effectifs s'enchaînent les uns après les autres, et Jean-Marc Ayrault n'y pourra rien. Et ce n'est pas sa banque des PME qui changera quelque chose. Dans un contexte de morosité et de pessimisme, la demande d'investissement est faible. Et gageons que les décideurs de la future banque, formés aux mêmes critères financiers que ceusx des banques classiques, ne seront pas plus généreux dans l'octroi des crédits. De toute façon, il ne sert à rien de prêter à une entreprise mal gérée, ou dont le business model est bancal.

Le monde est engagé pour longtemps dans le marasme. Tous les progrès sociaux enregistrés depuis l'après-guerre sont remis en cause.

Peut-être sera-ce l'opportunité d'une réflexion de fond sur ce système capitaliste qui broye les hommes, et qui ne rend prospères que les plus cupides et moins scrupuleux d'entre eux. Le bonheur des entreprises n'est pas celui des hommes qui la font.

Rédigé par jdio

Publié dans #humeurs

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