justice et sanctions

Publié le 11 Décembre 2010

11 décembre 2020

Situation finalement confuse au vu d'un reportage passé au JT de ce soir, où l'on voit Sakineh jouer son crime pour la télévisio, à la demande évidemment des autorités. Pas trop de raisons d'être optimiste.

11 décembre 2010

Sakineh aurait été libérée.

Sakineh pourrait avoir été libérée peu après la libération de son fils et de son avocat. On en attend la confirmation par le Comité anti-lapidation, dont le Siège est en Allemagne, et le Quai d'Orsay. 


31 octobre 2010

Sous la pression internationale, Téhéran a repoussé l'exécution de la sanction. Mais ...

sakineh1.JPGPas d'information sur Sakineh, condamnée à la lapidation suite à des aveux d'adultère et de complicité d'assassinat de son mari, si ce n'est que le verdict est en cours de réexamen. Une cinquantaine de femmes auraient été lapidées depuis le début des années 80. L'Arabie Saoudite, le Yémen, l'Afghanistan, le Nigéria, ... pratiquent encore cet acte odieux : la victime est enterrée jusqu'à la poitrine, puis assassinée à coups de pierre.

Cette pratique de mise à mort remonte à des temps très anciens. La mythologie et la tragédie grecques l'évoquent, à l'image d'Oedipe qui veut périr par lapidation pour expier sa faute. Hérodote relatant les guerres médiques (Vème siècle avant JC) cite le cas d'un athénien lapidé pour avoir négocié avec l'ennemi perse. C'est aussi une pratique fréquente à Rome, comme le consul Sylla qui fait lapider les tribuns militaires venus prendre le contrôle des troupes. La pratique se répandra à l'ensemble du bassin méditerranéen. Celui qui est présenté comme le premier martyr chrétien, Etienne, périt lapidé en 35 après JC près de Jérusalem suite à sa condamnation par le Tribunal Suprême des juifs.

L'Ancien Testament mentionne la lapidation, pour réprimer notamment l'adultère. Le Nouveau Testament semble prendre ses distances, quand Jésus dit devant la femme adultère "que celui qui n'a jamais pêché lui jette la première pierre". Est-ce la lapidation qui est visée, ou l'adultère ?

Le Coran quant à lui ne cite jamais la lapidation, pour quelque peine que ce soit. Elle est par contre prévue par le Code pénal iranien chiite, qui débat même de la taille des pierres, précisant que "la taille moyenne est choisie généralement afin de faire expier la faute par la souffrance". 


26/08/2010

sakineh.JPGSakineh, une iranienne de 42 ans a été reconnue coupable d'adultère et complice du meurtre de son mari. Elle a été condamnée à mort par lapidation.

En Arabie saoudite, un homme a poignardé un jeune homme de 22 ans au cours d'une rixe, qui est paralysé depuis. Dans le procès qui a lieu, la victime a demandé que la même peine, la paralysie, soit infligée à l'accusé, au principe que la sanction soit identique à la peine infligée. Une possibilité offerte dans certains cas par la charia, dont le droit saoudien est en partie inspiré. Le juge a donc demandé à de nombreux hopitaux, le plus réputé aurait refusé pour des raisons éthiques, mais un autre aurait accepté.

Dans les deux cas, les instances internationales se sont émues, et font pression sur les gouvernements en cause. On verra avec quel résultat. Mais combien d'autres personnes sont victimes de telles sanctions, combien sont encore condamnées à avoir des membres coupés? La loi du talion, définitivement abandonnée par le monde occidental avec la renonciation à la peine de mort,  ne l'est pas par l'ensemble des Etats, de même que beaucoup de peines sont plus proches de la torture et de la vengeance que de sanctions judiciaires.

Rédigé par jdio

Publié dans #notre temps

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