Irak

Publié le 24 Octobre 2010

L'Histoire fera le bilan politique de l'intervention de l'Occident en Irak. En attendant, le bilan humain est terrible, comme le révèle le site WikiLeaks qui publie 400 000 documents secrets de l'armée américaine.

irak1.jpgirak-copie-1.jpgDepuis l'intervention américaine et de ses alliés qui a abouti au renversement de Saddam Hussein en mars 2003, il y a eu près de 110 000 morts en Irak. Plus que toute l'oeuvre de Saddam, et infiniment plus qu'il n'y en aurait eu s'il était resté au pouvoir. 

109 032 morts du 1er janvier 2004 au 31 décembre 2009, dont 60% de civils, 70% d'irakiens. Tortures, viols, assassinats, commis par les forces alliées comme par les forces irakiennes. Le bilan est terrible. Des centaines de civils auraient été tués à des barrages par les forces alliées, des bâtiments entiers explosés par les américains parce qu'un tireur se trouvait sur le toit, des personnes tuées alors qu'elles tentaient de se rendre.

La Secrétaire d'Etat américaine, Hilary Clinton, a refusé de se prononcer sur le fond, se contentant de condamner la fuite de tout document pouvant mettre en danger "la vie des soldats et des civils des Etats-Unis et de leurs alliés".

On ne peut s'empêcher de penser que le remède a été pire que la mal.

On sait qu'il n'y a pas de guerre propre, et que les situations de guerre, avec le cortège de haine et de peur qu'elles engendrent, exacerbent ce qu'il y a de plus féroce chez l'homme. On a embroché vivant des hommes en France pendant les guerres de religion. On a envoyé vivant des hommes, des femmes, des enfants  dans des fours crématoires il n'y a pas soixante dix ans.

La décision de faire la guerre reste un pouvoir régalien des gouvernants. Qui s'accordent le droit de décider d'envoyer  tuer et se faire tuer, des gens qu'ils sont censés gouverner pour leur mieux être. Le conflit irakien n'est-il pas le symbole jusqu'à l'absurde de l'inutilité des guerres, et de la vanité de ceux qui les déclenchent ?

"Sil faut donner son sang, allez donner le votre, vous êtes bon apôtre, Monsieur le Président, " chantait  Boris Vian.

Rédigé par jdio

Publié dans #humeurs

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article