initiation à la marche nordique

Publié le 16 Juin 2012

Si les gens du nord ont dans le coeur le soleil qu'ils n'ont pas dehors,

ils ont aussi la marche nordique.


marchenordique-copie-1.jpgEt la marche nordique, c'est miraculeux.

Vous avez des articulations douloureuses ? marchez nordiquement.

Vos muscles ne servent pas assez, ils sont raides ? marchez nordiquement.

Le souffle un peu court ? le coeur type artichaut ? marchez nordiquement.

Les neurones en veille ? marchez nordiquement.


C'est pourquoi en présidente attentionnée connaissant bien son p'tit monde, Michèle A. avait fait venir Raymond pour initier à cette discipline tant en vogue les 8 randobougivaliens les plus concernés .

Michèle A, Michèle LL, Agnès, Renée, Annie, Patrick, Bernard et Jean-Marc ont ainsi pris les bâtons pour faire de façon compliquée ce qu'ils font simplement tous les jours, sans même y penser : marcher.

 

deballage1.jpgdeballage.jpgA la gare de Bougival, c'est le grand déballage.

Dix huit bâtons, soit très exactement deux par personne, en fait autant que de bras, ça ne se transporte pas comme ça. Et ça ne se distribue pas non plus au hasard. Plus on est grand, plus il vous faut un grand bâton, et inversement. Fournir la formule exacte risquerait de faire zapper les non matheux de ce site, mais les plus curieux pourront  en faire la demande via la rubrique "contact".

 

IMGP0983.jpgÇa y est, chacun a trouvé bâton à sa taille, c'est parti, dans la gadoue comme toujours. Mais pas encore avec les bâtons.

Car il faut d'abord qu' Edmond fasse notre éducation.

Elle passe par quelques exercices d'assouplissement-échauffement-étirement, puis de maniement du bâton. Vous imaginez Bernard, Patrick et moi-même en majorette ? J'en vois qui regrettent déjà de ne pas être venus, mais qu'ils soient sans regrets, nous n'avions pas la jupette. Et les dames non plus.

Au bout d'une quinzaine de minutes, souples comme le roseau, et les bâtons bien en main, mais non tropo, nous attaquons la dure réalité forestière. Finies dès lors la balade le nez en l'air, et les causeries avec son voisin (et encore moins avec sa voisine).

 

Il nous faut désormais penser.

Quand on était petit garçon (ou petite fille), on nous apprenait que la meilleure façon de marcher, c'était de mettre un pied devant l'autre.

C'est pareil quand on marche nordiquement, sauf que là, il faut synchroniser avec les bâtons. Alors, j'ai la jambe droite en avant, donc le bras gauche en arrière, avec le bâton au bout, que je dois enfoncer dans la terre (le bâton, pas le bras), mais pas trop quand même, je dois le tenir bien, mais pas trop non plus, juste ce qu'il faut pour le guider, j'ouvre la main ensuite, et rebelote au pas suivant.

Ca n'a l'air de rien, mais c'est un jeu où on se mélange vite les bâtons, d'autant qu'il y a des petits camarades devant et derrière, voire à côté. Qui peuvent nous faire oublier que " jeux de bâtons, jeux de vilains !"

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Arrive alors une première pause, car dans le nord, on ne marche jamais très longtemps. Mais les pauses des gens du nord, ça n'a rien à voir avec les siestes des gens du sud. C'est de la gymnastique : et je te plie les genoux, et je te remue le cou, et la jambe, et la jambe, et les cuisses, et les cuisses ...

Une gorgée d'eau obligatoire, Edmond y veille, et c'est reparti. En plat, en côte, ça vient, finalement, un bâton en avant, un bâton en arrière, et c'est la deuxième pause.

 

Au programme franchir un arbre tombé à terre. Habituellement ça ne pose pas de problème : on soulève une jambe, on la repose, on procède pareillement pour l'autre, et le tour est joué. C'est à peine si on y pense. 

Là, interdit de ne pas penser. On s'avance prudemment, on pose les deux bâtons au pied de l'arbre (pas les chaussures, on n'est pas à Noël!), on pose un pied sur l'arbre, puis le deuxième, on reste deux secondes (ou plus si on aime ça) en équilibre, c'est bon pour le cerveau, on plante alors ses deux bâtons devant soi, on s'y cramponne, et hop! on saute, avec un tourbillon obligatoire sur soi-même. C'est plus ou moins gracieux selon les personnes, mais c'est sans doute affaire d'entraînement.

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Tout nous est ensuite permis, même une descente dans la gadoue, avant que de terminer par quelques petits exercices d'étirement. C'est bon quand ça fait mal !

 

Restait à passer l'épreuve la plus délicate de la matinée : le café au café de la gare, que nous a très libéralement offert Agnès. Encore sous l'effet euphorisant de la marche des gens du nord ?

 

Merci à Michèle de nous avoir proposé cette initiation, merci à Edmond de son enthousiasme qu'il a su faire partager, et comme on n'est pas là que pour rigoler,

à quand la deuxième séance ?

 

Pour en savoir plus sur la marche nordique, voir la rubrique sur le site de la FFRP

Rédigé par jdio

Publié dans #escapades

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