être et avoir été n°1

Publié le 8 Avril 2011

On a vu que Nokia, numéro 1 mondial du téléphone portable, était en difficulté stratégique sévère, car avait manqué la révolution du smartphone.

C'est Apple qui a lancé le pavé dans la mare avec son iphone révolutionnaire, et marquant un vrai changement, démodant totalement Microsoft, qui avait pourtant été pionnier avec ses versions pour mobile de windows, mais n'avait pas su les faire évoluer. Microsoft a réagi tardivement avec windows 7 mobile, mais le mal est fait, et le retard sera long à rattraper. Microsoft s'est embourgeoisé, et de pionnier qu'il a su être parfois, est devennu rentier et suiveur.

Si Microsoft s'est endormi sur ses lauriers en matière de téléphonie mobile, il en a été de même de Nokia, avec des conséquences plus lourdes, car la firme est mono-produit.

Fort d'une suprématie mondiale depuis l'arrivée du portable, Nokia n'a pas vu venir la révolution du smartphone, qui rend totalement obsolète ses téléphones et son système d'exploitation propriétaire Symbian. Or le smartphone, c'est 300 millions d'appareils vendus dans le monde en 2010, 600 millions en 2012. C'est une part de marché de 26% du mobile en 2011, et  49% dès 2012.

Alors les deux lièvres autistes se sont rejoints, pour une intégration du système d'exploitation de micosoft sur les téléphones Nokia, au lieu et place du bon vieux Symbian, qui va partir enrichir le musée des logiciels dans quelques années.

android-samsung.JPGPendant ce temps là, Google a fait sa révolution. Ayant vite compris la leçon d'Apple, il lance Androïd, pour ses propres téléphones d'abord, avec un succès mitigé, et pour toutes les marques qui le voudront bien ensuite, et là c'est un triomphe. Le coréen Samsung et le taïwanais HTC s'en emparent, si bien que dès la fin 2011, Androïd va être le système d'exploitation n°1, avec la moitié du marché dès 2012.

Viendront ensuite Windows 7, qui, dopé par son accord avec Nokia, passera d'ici 2 ou 3 ans devant  Apple, toujours bridé par son choix stratégique fondamental d'exclusivité. Suivra en quatrième position le canadien RIM et son blackberry, traditionnellement choisi par les milieux économiques pour son confort d'utilisation de la messagerie, et qui ces derniers mois  enregistre un succès inattendu chez les jeunes, qui en apprécient l'utilisation pour les réseaux sociaux.

Dès la fin de l'année, le numéro 1 mondial des mobiles sera Samsung, qui devancera Nokia. Dès aujourd'hui, la capitalisation boursière du  taïwanais HTC est supérieure à celle de Nokia.

En économie comme ailleurs, rester n°1 est plus difficile que le devenir. 

Rédigé par jdio

Publié dans #notre temps

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article