Dordogne - le château de Beynac

Publié le 12 Juin 2011

  Château de Beynac

 

Surplombant la Dordogne, le château de Beynac occupe un site remarquable. Privilégier l'arrivée par l'ouest, qui est spectaculaire.

Au Moyen Âge, Beynac constitue l'une des quatre baronnies du Périgord, avec Biron, Bourdeilles et Mareuil. Lors de la lutte entre les Capétiens et les Plantagenêts, le château est pris par Richard Coeur de Lion, qui le confie au sinistre Mercatier. Capitaine d'armes, ses bandes ravagent le pays pour le compte du roi d'Angleterre. En 1214, Simon de Montfort, venu combattre l'hérésie cathare, s'en empare et commence son démantèlement. Le seigneur de Beynac reconstruira l'édifice, tel qu'il nous est parvenu.

Au cours de la guerre de Cent Ans, la Dordogne marque la limite des influences française et anglaise. Beynac est aux mains des anglais  

 

en 1360, puis des français en 1368. De l'autre côté de la rivière, Castelnaud est aux mains des anglais. Les deux châteaux échangent escarmouches et coups de main.

Le château restera dans la famille des seigneurs de Beynac jusqu'en 1761, date à laquelle la dernière héritière, Marie-Claude de Beynac, épouse le marquis Christophe de Beaumont. La famille de Beaumont n'habitera pas la puissante mais peu confortable forteresse. Un descendant entreprendra des travaux au XIXème siècle, mais ses héritiers renonceront.

Le château est classé Monument historique en 1944. En ruines, il est racheté en 1961 par Lucien Grosso, qui en entreprend la restauration. Pris pour un fada, cet aventurier qui s'est enrichi dans les boites de nuit entre Marseille et Abidjan en entreprend la longue et coûteuse restauration, dans le respect du pur style XIVème siècle. Il décède en 2008, mais les travaux se poursuivent sous l'égide de son épouse, Denise Grosso. Cent mille personnes le visitent chaque année.

Le château servira de décor à un certain nombre de films : les Visiteurs I et II (JM Poiré), La Fille de d'Artagnan (Bertrand Tavernier), Fanfan la Tulipe (Gérard Krawczyk), Jeanne d'Arc (Luc Besson).

Le puissant château veille sur le bourg qui repose à ses pieds, où Paul Eluard choisira de finir ses jours.

 

Rédigé par jdio

Publié dans #escapades

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