désindustrialisation

Publié le 28 Décembre 2011

Usine-desaffectee-a-Longueville-3-.jpgLa désindustrialisation est décidemment un sujet à la mode.

On a vu que le sujet faisait partie du bagage bonimentaire obligé des politiques. La presse économique en parle aussi.

Ainsi le quotidien Les Echos fait-il état d'une étude faite à sa demande par le cabinet Tredéo.

900 sites industriels ont fermé ces trois dernières années. Des projets se sont concrétisés, mais bien moins nombreux: 494 sites ont été recencés, soit une suppression nette de 385 usines.

Le mouvement remonte à loin, le premier choc pétrolier des années 73. Des cataclysmes industriels ont fait disparaître l'industrie textile, la sidérurgie, Manufrance, Creusot Loire...

Les secteurs créateurs d'emplois que sont les industries agro-alimentaires, le luxe ou l'aéronautique boostée par Airbus, ne suffisent pas à compenser les saignées ci-dessus, ajoutées à la pharmacie, la chimie ou l'industrie automobile, qui a rayé de la carte 30 000 postes depuis trois ans.

En cause, notamment : des coûts salariaux trop élevés, des produits milieu de gamme qui peinent à s'exporter, et une innovation insuffisante. Malgré des coûts équivalents, l'industrie allemande s'en sort bien mieux.

En cause aussi le sentiment des économistes de l'époque, que les politiques et l'establisment se sont appropriés, que l'industrie était un secteur "has been", et que l'avenir des pays dits développés reposait sur les services et l'innovation. Erreur coupable.

La grande distribution a aussi sa part de responsabilité, en misant tout sur le prix, au détriment bien souvent de la qualité.

usine.jpg usine-copie-1.jpg usine-.jpg usine-desaffectee-2.jpg 

 

On ne reviendra pas sur le passé, ce qui est mort est mort. Mais sauvons ce qui existe.

Les idées circulent aujourd'hui de création d'un label "produit en France" (à hauteur de x%), d'aide aux entreprises innovantes, de sanction prises à l'encontre des entreprises bénéficiaires et/ou aidées par l'Etat qui délocaliseraient tout ou partie de leur activité (les banques mériteraient d'être du lot), de faire prendre conscience aux consommateurs que privilégier l'achat du made in France est la seule façon efficace pour défendre l'emploi et l'avenir de notre Société.

Pas de protectionisme, pas de barrière douanière sclérosante, pas d'obligation ou d'interdiction, mais une prise de conscience collective. Combien d'emplois et d'usines serients-ils sauvés si la part de produits made in France augmentait de seulement 10%?

l'article des Echos

la cause du mal : la désindustrialisation (23/8/2011)

Rédigé par jdio

Publié dans #notre temps

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