de la difficulté de la démocratie

Publié le 1 Novembre 2011

La démocratie est décidément une chose bien difficile à vivre.

 

Le premier ministre grec a surpris son monde, de la finance et du reste, en décidant de soumettre les accords de Bruxelles à l'approbation du peuple grec.

Ce plan pourtant concerne le peuple au premier chef, car c'est bien lui qui va supporter les conséquences de l'austérité et de la rigueur qui en sont la marque, avec leur cortège de chômage et d'exclusion. Alors consulter le peuple, dans ce berceau de la démocratie qu'est la Grèce ne doit pas être considéré comme une chose inconvenante.

Le journal "Le Monde" fait son titre sur la "consternation" de monde de la finance à cette consultation. Mais c'est le monde entier qui est consterné de la situation à laquelle la finance érigée en fin et non en moyen a conduit le monde.

Le monde de la finance a raison de craindre le rejet par le peuple d'un plan dont il sera la  victime.

Mais pourquoi les victimes n'auraient pas le droit de s'exprimer ?

Parce qu'elles ne savent pas ? et que ces choses là sont réservées à ceux qui savent - politiques, experts, dirigeants économiques?

Sauf que c'est sur les actes de ceux qui sont censés savoir qu'on en est arrivé là, sauf que ceux qui savent  n'ont rien vu venir des crises qui bouleversent le monde, ni les subprimes, ni la faillite de Lehman, ni le défaut virtuel de la Grèce, ni les conséquences de la désindustrialisation de la plupart des pays européens, ni .... Chacun n'a vu que son intérêt individuel - carrière, notoriété, profits.

Souvenons-nous que dans l'Athènes antique, la démocratie ne se limitait pas à élire tous les quatre ou cinq ans des représentants.

L'Unesco a admis un nouveau membre : la Palestine.

La procédure d'admission a été respectée. Cela n'empêche pas les américains de marquer leur opposition à cette admission démocratique en annonçant la suspension de leur aide financière l'Unesco. Ce n'est pas la première fois que les EU agissent de la sorte, et privent l'Unesco du quart de ses ressources!

Le frileux Obama ne se montre pas en l'occasion bien respectueux des procédures démocratiques. Depuis quand ces dernières prévoient-elles qu'on accepte les résultats des votes seulement quand ils agréent?

 

Les grands pays de l'Ouest sont toujours prêts à donner des leçons au monde entier. Ils feraient bien parfois de porter sur eux-mêmes le regard critique qu'ils ont sur les autres.

Rédigé par jdio

Publié dans #humeurs

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