corrida

Publié le 16 Avril 2012

arenes.JPGC'était le Primavera des Aficionados qui occupait ce week-end les fameuses arènes.

L'entrée étant gratuite, c'était l'occasion d'assister à ma première corrida, en même temps que de découvrir li'ntérieur de ces célèbres arènes.

Notons d'abord la présence courageuse aux abords des arènes de distributeurs de tracts revendiquant la suppression de la mise à mort dans les corridas. Pas si évident dans la ville de Nîmes, encore moins un jour de corrida.

Les candidats se succèdent, chaque corrida durant autour d'une trentaine de minutes. Le néophyte que je suis découvre le cadencement d'une corrida.

La bête arrive d'abord dans l'arène, avec sa fougue et sa puissance. Elle est réellement impressionnante. Trois ou quatre toréros arrivent alors, et se placent aux quatre coins de l'arène. Le but ? faire courir le taureau le plus possible pour le fatiguer. On l'amène aussi à se taper la tête contre les barrières de protection. Cela ajoute au spectacle, et ça fatigue.

Suivent les banderillos. Par trois fois, ils planteront des banderilles sur le dos du taureau. Un peu de sang coule.

Puis le matador, superbe dans son habit, aux postures de défi impressionnantes, portant cape et épée. Une dizaine de minutes de passes, certaines très impressionnantes, à genoux parfois devant la bête, qui frôle le corps de l'homme et tache de son sang son bel habit. Parfois elle renverse l'homme, arrivent alors les toreros avec leurs capes, qui feront diversion pour que le taureau ne s'acharne pas sur l'homme.

Vient enfin la mise à mort. Le matador lève son épée, cambre son corps dans une attitude de défi et de supériorité. L'animal est à deux mètres, l'homme crie, l'appelle. Il s'élance, l'homme bondit, et enfonce son épée dans le corps de l'animal, derrière la tête.

Le taureau est sonné, mais il reste debout. Hébété. KO. Il a encore des velléités de se défendre. Mais ses forces s'enfuient. Les toréros vont venir une dernière fois l'exciter, pour qu'il s'épuise définitivement. Encore quelques minutes, et il tombe. Parfois se relève. Il sera achevé à la dague pour abréger sa fin.

Deux chevaux traîneront vers la sortie l'animal, qui partira sans gloire. Fin de l'histoire.

Cette dernière partie n'est évidemment pas la plus plaisante de la corrida, l'agonie du taureau est longue, son désespoir fait mal, le sang coule, par la gueule parfois. Le premier coup d'épée n'est pas toujours le bon, il faut recommencer.

Le contraste est saisissant, douloureux, entre la magnifique bête qui entre dans l'arène, pleine de fougue et d'entousiasme, et les images finales d'agonie d'une bête qui perd la vie avec l'air de ne pas comprendre ce qui lui arrive.

 

Rédigé par jdio

Publié dans #escapades

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