cinéma - "Habemus papam"

Publié le 21 Septembre 2011

habemus-papam.jpgLe concile est réuni pour élire le nouveau pape.

Cent quatre cardinaux représentant l'Eglise du monde entier ont pour mission de désigner le successeur de St Pierre. Les premiers tours ne permettent pas de faire la décision entre les favoris. C'est un outsider qui est élu, Mgr Melville, donné à 90 contre un par les bookmakers.

Au moment d'aller sur le balcon bénir la foule, et être reconnu comme pape, "Habemus papam", la peur lui arrache un cri de désespoir et de rage. "Je n'y arriverai pas".

Il s'enfuit du Vatican, dans une courte errance à la recherche de lui même, de ses blessures. Il voulait être acteur. Mais il a été recalé au conservatoire. Pourquoi tout d'un coup en a-t-il assez, n'a t-il plus l'envie, n-a t-il plus la force d'aller de l'avant, commeil l'a toujours fait ?

Au hasard de rencontres, il va s'apercevoir qu'il est de ceux qui préfèrent être guidés que guider. Mais a t-il la liberté de renoncer? Par les voix des cardinaux, c'est Dieu qui l'a désigné comme son représentant sur terre. Renoncer, c'est dire non à Dieu. Et c'est afficher la faillibilité des cardinaux qui ont voté pour lui.

habemus papam'Michel Piccoli est saisissant de vérité et d'émotion quand il joue ce pape hagard devant à la responsabilité qui lui a été offerte. Il est à l'opposé de ceux qui ambitionnent le pouvoir pour le pouvoir. Il ne manque pas d'idées sur les changements à apporter, mais ne croit pas qu'il a la capacité de les apporter. Dieu s'est trompé en lui faisant confiance!

Voilà un formidable film, qui est une réflexion sur le pouvoir en ces temps perturbés où les politiques ne paraissent plus maîtriser gand-chose.

Et un film classiquement italien, qui réussit à traiter sérieusement un sujet grave en n'excluant ni légèreté ni humour.

 

Rédigé par jdio

Publié dans #un peu de culture

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article