Azay-le-Rideau

Publié le 19 Septembre 2011

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Entre Chinon et Tours, sur les bords de l'Indre, voilà peut-être un des plus charmants châteaux de la Loire.

Une forteresse importante existait à Azay-le-Rideau. Elle fut brûlée en même temps que le village par  Charles VII, alors dauphin, qui de passage à Azay fut insulté par la garnison bourguignone qui occupait alors le château. 350 soldats furent exécutés. Jusqu'au 18ème siècle, le village s'appelara Azay-le-Brûlé.

Au début du 16ème siècle, le château fut relevé de ses ruines par le financier Gilles Berthelot, qui le restaure de 1518 à 1527 pour en faire le ravissant édifice que l'on voit aujourd'hui. C'est sa femme, Philippa Lesbahy qui dirige les travaux.

Seulement la fortune a le don de changer de bord, et quand le richissime financier Semblancay est pendu au gibet de Montfaucon, Berthelot prend peur, et s'enfuit, en 1528, pour mourrir en exil. Philippa tentera de conserver son bien, mais François 1er le confisquera pour le donner à son fidèle compagnon d'armes, Antoine Raffin.

Les descendants d'Antoine Raffin occupent le château jusqu'à la révolution. Et en 1791, un marquis libéral et sans doute beau parleur, achète le domaine. Charles de Biencourt et ses descendants redonnent tout son lustre au château, créant notamment le grand parc romantique.

A la fin du 19ème siècle, le dernier marquis, ruiné, vendra en 1905 le château à l'Etat, après en avoir vendu précédemment l'ensemble du mobilier.

Il est classé Monument Historique depuis cette date (voir la fiche Mérimée).

Dans son paysage d'eau et de verdure, le château est une des réussites de l'architecture de la Renaissance. Bâti comme un château fort comme marque de prestige et de puissance, son objet est bien une résidence de plaisance, comme on en construira au 16ème siècle, ex-nihilo ou à partir de châteaux médiévaux. Les tours, machicoulis, chemins de ronde, ne sont là que pour témoigner du haut rang de son propriétaire. Gilles Berthelot était trésorier du roi François 1er.

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Le château se compose d'un grand corps de logis et d'une aile en équerre.

On remarquera l'escalier d'honneur, tout droit venu d'Italie, avec ses trois étages de baies formant loggias et son fronton richement ouvragé (photo ci-dessous), et qui rappelle bien évidemment celui du château de Blois.

A l'intérieur, l'Etat, comme on l'a vu, a acquis un château vide. Il est donc meublé par le Mobilier National. Certains meubles sont d'exception, de même que les tapisseries des 16èmes et 17ème siècles.

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Le parc à l'anglaise a été créé dans la première moitié du 19ème siècle. Les prairies ont été drainées pour tracer des allées concentriques qui permettent d'admirer le château sous tous ses angles. 

Le diaporama

Rédigé par jdio

Publié dans #escapades

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