justice et politique: pas de changement

Publié le 9 Mars 2011

La république française a un côté bananier. Les affaires politiques se suivent, et se classent.

Quand elles ne font pas l'objet d'un non lieu, les vices de forme et de procédure font que les  affaires débouchent rarement sur le procès, quand le pouvoir politique ne veut pas qu'il ait lieu. L'indépendance de la justice française a ses limites ... que la justice ne devrait pas connaître.

Ainsi du procès Chirac.

Le-proces-de-Jacques-Chirac-reporte.jpgCertes il a 78 ans, et ne paraît pas en parfaite santé. Certes les faits qui lui sont reprochés, détournement de fonds publics, remontent à plus de 20 ans. Mais ils sont indéniables. Preuve en est que Chirac a remboursé la ville de Paris. Ce n'est pas l'acte d'un innocent.

Il ne s'agit pas d'envoyer Chirac en prison. Mais il aurait été juste que le procès ait eu lieu, pour que les faits soient exposés devant tous, et qu'une condamnation, même symbolique, soit prononcée. Pour l'exemple. La classe politique se discrédite, pas tant pour ses actes, que par sa capacité à échapper à toute poursuite judiciaire. Alors les mauvaises pratiques perdurent, puisque jamais sanctionnées, quand elles ne sont pas tacitement autorisées par les plus hautes autorités.

Malgré toutes ses casseroles, on a rappelé Longuet, vingt ans après. Comme s'il était irremplaçable!

Un boulevard pour le Front National.

On crée un boulevard au Front National, qui a le jeu facile de crier que la classe politique est pourrie, à droite comme à gauche, à l'UMPS comme dit Marine.

Il y a 30 ans, Michel Poniatowski parlait de la république des copains et des coquins. Cela n'a malheureusement pas vraiment changé, et la justice est toujours aussi manipulée.

Rédigé par jdio

Publié dans #humeurs

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