Publié le 30 Novembre 2012

D'après le journal Le Monde, DSK serait prêt à verser à 6 millions de dollars à Nafissatou Diallo. Pour un présumé innocent, c'est beaucoup. Ça prouve aussi qu'il les a ! Pour quelqu'un qui a fait toute sa carrière dans la politique, puis quelques mois au FMI, cela pourrait prouver que la politique, malgré ce qu'on veut bien en dire, ça paie. Car 6 millions de dollars, c'est quand même dix fois plus que le salaire d'un smicard pendant ... toute sa vie ! Ce n'est plus la gauche caviar, mais la gauche pierres précieuses.

Après cela, DSK envisagerait un retour en politique, selon une rumeur. Las sans doute de la place des Vosges, il retournerait s'encanailler à Sarcelles. Avec des chances naturellement de succès.

Comme Tapie qui reprend position en Zorro investisseur, et dont on parle pour briguer la mairie de Marseille! Et là encore, les français oublieux et complaisants pourraient le suivre.

Quand une caissière de super-marché dérobe pour quelques euros de nourriture, elle est foutue à la porte. Mais les politiques grandes-gueules et sans scrupules rebondissent toujours, et des électeurs par naïveté ou par intérêt, sont toujours là, en nombre, pour répondre présent.

Ainsi va la vie politique en France, où l' immoralité ou l'amoralité des dirigeants est toujours cachée, et quand elle ne peut plus l'être, toujours pardonnée.

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Rédigé par jdio

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Publié le 29 Novembre 2012

240 000 postes supprimés en France entre mai et octobre 2012. Le quart du bilan Sarkozy.

Et ce n'est pas fini. Chaque jour nous apporte son plan social. SFR qui bâtit un plan de départ concernant 856 postes, Bouygues Télécom qui crée un "guichet" pour attirer  556 personnes à quitter l'entreprise, Arcelor qui n'en finit pas de mourrir, avec le site de Florange, condamné, et Dunkerque qui devrait suivre le même sort dans les mois qui viennent. La SG qui externalise des back-offices de sa banque d'investissement, PSA qui va fermer son site historique d'Aulnay, Carrefour, Candia, Alcatel et les autres.

Le chômage explose, les records historiques de sans-emploi sont battus.

Dans sa naïveté, la gauche pensait que ses bonnes intentions remplaceraient efficacement l'égoïsme présumé de la droite.  La réalité n'est évidemment pas si simple.

Le volontarisme ne suffit pas. Les gesticulations du ministre Montebourg n'ont pas fait bouger d'un pouce la position de PSA. Petroplus reste sans solution, le patron de Mittal ne cède pas, et la nationalisation envisagée d'Arcelor n'apportera pas de commandes à l'aciérie, ni ne la rendra plus compétitive.

La France n'a jamais été une société industrielle et marchande, comme l'est l'Allemagne par exemple. L'industrie a toujours été à la traîne, et nos entreprises n'ont jamais brillé par leur présence sur les marchés étrangers, à l'exception des très grosses. Le déficit de la balance commerciale est une donnée structurelle de l'économie française, qui n'a pu survivre depuis l'après-guerre que par les bienfaits salutaires des dévaluations dites compétitives.

Malgré cela, l'industrie française s'émiettait, des pans entiers de l'industrie ont disparu, balayés par le vent de la compétition internationale, dominée par les pays à bas coût du travail.

Avec la mondialisation et la monnaie européenne, qui empêche les dévaluations, le mouvement s'accélère. D'autant que les autorités européennes continuent à s'arc bouter sur des positions dogmatiques assassines. En ne voulant pas entendre les plaintes de la Société BIC sur le dumping pratiqué par les chinois sur le, briquet, elles ouvrent toute grande la porte à la disparition d'une production européenne, et des emplois qui l'accompagnent.

Seule au monde, l'Europe continue à défendre contre vents et marées le principe de concurrence, même au prix de la disparition de sa propre industrie.  A partir de combien de chômeurs Bruxelles réalisera-t-il qu'il y a danger pour la survie même des nations?

Le chômage a encore de beaux jours devant lui.

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Rédigé par jdio

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Publié le 20 Novembre 2012

La perte du 3ème A de la France est le fruit de 60 ans de laxisme.

La nouvelle dégradation de la France était prévue. Un troisième A s'envole, seule l'Agence Fitch, à capital détenu à 50% par Marc Ladreit de Lacharrière, maintient encore la note maximale.

Il aurait été plus pertinent qu'elle intervienne il y a six mois, avant l'expression de la volonté du nouveau gouvernement de s'attaquer aux problèmes. Mais malgré tout le mal qu'on peut penser de ces agences de notation, et malgré toutes les réserves qu'on peut avoir du rôle majeur apporté à ces officines, le constat ne comporte pas moins des vérités que tous les français doivent s'approprier.

Moody's pointe en premier la perte de compétitivité de la France. Ce qui est dommage, c'est que ce point n'avait pas été souligné par l'Agence il y a seulement six mois, et que c'est le plan du gouvernement qui lui a fait soulever cette faiblesse.

La faible compétitivité de la France est le mal endémique de notre pays.

Pour ne remonter qu'à l'après-guerre, il faut se souvenir que toutes les années qui nous paraissent aujourd'hui si prospères ont été marquées par des déficits de la balance commerciale, signe de l'attractivité insuffisante de nos produits. Salaires et charges sociales trop élevées, dira-t-on. Trop facile! Les allemands ont des charges à peine moins lourdes, si tant est qu'elles le soient, et dégagent une balance commerciale structurellement créditrice: plus de cent milliards d'euros, contre un déficit voisin du même montant pour la France. Nos entreprises sont culturellement trop centrées sur le marché intérieur, les plus grandes n'embarquent jamais les plus petites avec elles. Jusqu'à la mise en place de l'euro, la France a résolu ces problèmes de compétitivité par des dévaluations répétées dites compétitives. Impossible aujourd'hui. Le gouvernement de M. Hollande est le premier à s'attaquer au sujet depuis longtemps. Tous les français, au-delà des clivages politiques, doivent souhaiter le succès des mesures annoncées, il y va de leur avenir.

L'Agence pointe aussi la rigidité du marché du travail en France. Il faudrait faciliter les licenciements, pour permettre l'embauche. C'est bien sûr le rêve de tous les chefs d'entreprises, et ce serait aussi un recul social considérable, mettant à terre les personnes les plus fragiles. C'est une des conséquences néfastes de la mondialisation que de rendre inévitables un nivellement par le bas des rémunérations des ouvriers et employés, et de fragiliser leurs conditions de travail en  remettant en cause l'existence même des CDI. 

Moody's met en exergue les perspectives budgétaires de la France. Voilà encore une "négligence" endémique à notre pays. Quasiment aucun budget n'a été à l'équilibre depuis la guerre. L'Etat dépense, distribue, fait des cadeaux, emploie. Sans compter, depuis des décennies. Comme les régions, les communes, les villes, qui ne connaissent pas la crise, et continuent à augmenter les impôts sans décence, quelle que soit la conjoncture.

Il n'y a pas de progrès sans progrès social. Celui-ci nous est dorénavant interdit. Si les mesures du gouvernement ont été appréciées par l'Agence, elles n'ont fait qu'éviter une dégradation plus forte. Ce qu'attend l'Agence? des vrais plans d'austérité, débouchant sur des licenciements enfin libres, des emplois publics en chute, des impôts en augmentation pur supprimer les déficits.

Un hic : la France est aussi pénalisée parce que ses perspectives de croissance sont nulles. Mais les mesures qu'on voudrait voir appliquées ne sont porteuses que de récession. Comme on le voit en Grèce, en Espagne, au Portugal.

Alors que faire, Messieurs les experts?

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Rédigé par jdio

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Publié le 20 Novembre 2012

Il est toujours périlleux de s'ériger en donneur de leçons, le professeur peut vite devenir mauvais élève.

fillon.jpgC'est ce qui est arrivé ce dimanche à l'UMP, avec des élections à sa présidence plus proches des pratiques des républiques bananières que des manières démocratiques.

Il en ressort un président élu avec une majorité d'un cheveu, mais surtout à la personnalité et au programme politique ambigus. A son image d'homme ambitieux et sans scrupule, s'ajoute une droitisation du discours aux fins de se démarquer de son adversaire, mais qui compromet  l'avenir de l'UMP, à moins d'un virage à 180°. Il aura quatre ans pour le négocier, et pour démontrer qu'il n'est pas qu'une petite frappe avide d'honneurs et de pouvoirs, mais un homme d'état disposant d'une vraie vision.

Il en resort un favori battu, de justesse certes, mais nettement eu égard aux prévisions, et son intime conviction. Fillon a surestimé l'apport de popularité de ses cinq années de premier ministre. Il a oublié que ces cinq années se sont soldées par la défaite de son équipe. Il a oublié qu'il a été le plus fade premier ministre de l'histoire de la 5ème république, sa capacité à avaler les couleuvres ne suffit pas à faire un homme d'état.

Il en resort un parti en sursis, profondément divisé, avec un leader brillant certes, mais loin de faire l'unanimité, et qui devra  dépasser ses capacités de polémiste pour convaincre qu'il peut aussi être un homme d'état. Copé a été élu sur un discours droitier, qui est loin de faire l'unanimité à l'UMP. Les risques de scission sont forts, de querelles internes et de coups bas certains. Les blessures sont profondes, et la sentance de Fillon parlant de fracture morale laissera des traces.

En politique comme ailleurs, rien n'est jamais irrémédiable, mais le redressement sera long.

Les politiques ont pour ambition de gouverner un pays, en rassemblant les citoyens pour que tous marchent dans le même sens, en en laissant le moins possible sur les bas-côtés. Il est désespérant de les voir s'humilier et se détruire dans des querelles internes minables, pour la sauvegarde de leurs seuls intérêts personnels. C'est peu dire qu'ils ne sortent pas grandis de ces gesticulations manoeuvrières.

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Rédigé par jdio

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Publié le 16 Novembre 2012

Diafoirus n'est plus seulement médecin, comme au temps de Molière. Il est aujourd'hui au pouvoir.


On ne compte plus les guerres en Palestine.

C'est reparti pour une nième guerre, un nième carnage, des cortèges de morts et de blessés, de haines et d'obsessions de vengeances, qui vont nourrir les guerres du futur. Près de 1400 morts il y a trois ans, combien dans les prochains jours?

Certains hommes de guerre, avec la maturité, pour ne pas dire la sagesse, que peut apporter l'âge, ont su se  transformer en hommes politiques de paix et de négociation. A l'instar d'un Moshe Dayan, le général vainqueur de la guerre des six jours, qui saura oeuvrer pour la paix, une fois qu'il sera devenu premier ministre. Mais pas assez longtemps pour réussir, d'autant qu'il faut être deux, ni pour convaincre les générations plus jeunes que la guerre n'est pas la solution. Il n'y a pas dans l'histoire de succès durable qui soit assis sur la guerre, Alexandre, Louis XIV, Napoléon, Hitler, en sont un tout petit témoignage. On n'assoit pas durablement un pouvoir par la force.

En Europe, l'euro et sa zone devaient apporter le bonheur et la félicité qui sont présumés inhérents à la croissance économique.

Au lieu de cela, on a récession et chômage. Et pour faire face aux difficultés, les "experts" ne trouvent pas mieux  que de resserrer encore plus la ceinture des peuples. Ainsi entre-t-on, dans une spirale déflationniste infernale, où la récession est soignée par des plans d'austérité qui accélèrent et amplifient la dégringolade.

En Palestine comme en Europe, on ne peut s'empêcher de penser à ces médeçins du temps de Molière, qui traitaient par des saignées des corps fatigués, diminuant la capacité de défense du malade, et aggravant le mal.

Les donneurs de leçons, auto-proclamés experts, qui sévissent dans les organismes internationaux et ailleurs, sont les nouveaux Diafoirus, qui traitent des pays appauvris en les appauvrissant encore plus. Comme ces militaires et politiques d'Israël et d'ailleurs qui pensent qu'on pourra résoudre une injustice en en créant d'autres.

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Rédigé par jdio

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Publié le 9 Novembre 2012

Le système capitaliste est entré dans une phase où concurrence et recherche du profit sont devenues destructeurs d'emploi.

 

Dans une première phase, l'entreprise la plus performante, ou la plus ambitieuse, rachète ses concurrents, qu'ils soient en bonne santé ou en difficulté. Un groupe se constitue, qui devient leader sur son marché. Il peut alors fixer les prix du marché, et dégager une marge bénéficiaire en augmentation.

Dans un deuxième temps, le groupe va rationaliser, en supprimer les branches qui lui semblent les moins porteuses de fruits. Cela a pour nom rationalisation, qui se traduit par des fermetures de sites, des services administratifs supprimés, entraînant chômage et désertification.

Ainsi va le système libéral, qui repose sur la concurrence et ses effets bénéfiques pour la collectivité d'une part. Et qui d'autre part, amène les entreprises à racheter leurs concurrents pour bénéficier de situations de monopoles et de quasi-monopoles, au besoin en achetant une entreprise à la seule fin de la faire disparaître.

Il n'y a pas de jour où une fermeture de site industriel par un grand groupe n'est pas annoncée. Hier Alcatel, aujourd'hui Candia, demain?

Avec la mondialisation qui a créé un grand marché mondial, et la financiarisation, qui érige le profit comme seul moteur de l'activité des hommes, le mouvement s'est considérablement amplifié, avec des fermetures d'usines et tout le cortège de malheurs qu'elles entraînent décidées par des technocrates du contrôle de gestion, situés dans des centres de décision à des milliers de kilomètres.

Marx-420x0.jpgLes hommes participant à la vie de l'entreprise ne sont plus que des causes de coûts, dans lesquels on taille comme dans n'importe quel autre centre de coût, pour augmenter les profits qui soutiendront le cours de bourse, aux bénéfices principaux des actionnaires et des élites dirigeantes.

Le liberalo-capitalisme est arrivé au bout de l'absurde, car l'intérêt de l'homme y est de plus en plus absent. Les contre-pouvoirs à celui des grandes entreprises n'existent pas, et la bonne volonté d'Arnaud Montebourg n'a malheureusement d'égal que son impuissance.

D'une façon ou d'une autre, il y aura, un jour, explosion.

Aurait-on enterré trop vite Karl Marx ?

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Rédigé par jdio

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Publié le 8 Novembre 2012

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Pagaie monstre hier soir sur le réseau SNCF et RER de la Gare du Nord. Plus de 100 000 franciliens dans la galère, plus de train ni de RER pendant plusieurs heures, comme par hasard après la sortie des bureaux, on imagine le gigantisme du désordre !

Pourtant, roulez, y a rien à voir, dit-on à la SNCF. Certes il y a eu une panne de catainer, mais il y en a tous les jours, et plusieurs par jour. Et la panne a été réparée en 45', alors !.

Seulement, on oublie à la SNCF que 45' sans aucune information, serrés comme des sardines dans des wagons bondés, après une journée de travail agrémentée du transport aller, ça crée une certaine ... irritabilité. Alors certaines personnes sont descendues sur la voie, pour regagner la gare et se débrouiller autrement. Alors la SNCF a coupé le courant, bloquant l'ensemble des trains SNCF et RER. Alors le désordre a été maximal.

Mais ne vous y trompez pas, ce n'est pas à cause de la SNCF, mais des poignées d'usagers, on n'ose pas dire client, qui n'ont pas su maîtriser un mécontentement alimenté par des heures et des heures transbahutés dans des conditions plus dignes de bestiaux que de personnes. Et si encore les trains arrivaient à l'heure. Mais la multiplication des incidents de toutes sortes fait qu'on ne peut plus compter sur la ponctualité des trains franciliens pour être à l'heure.

Les raisons sont nombreuses à cette dégradation d'un service public, qui rend de moins en moins service.

Un réseau vieillissant et mal entretenu. Si les voies et tout ce qu'il y a autour sont aussi bien entretenus que les immeubles qui précèdent l'arrivée à la gare St Lazare, alors on doit s'inquiéter.

Une entreprise publique gérée comme les entreprises privées confrontées à la concurrence internationale, dont le moteur n'est plus le service, mais le profit.

Une politique urbaine non maîtrisée, avec une banlieue parisienne de plus en plus vaste, et de plus en plus désertée par les zones d'emploi.1h30 par voyage est le temps moyen de transport du banlieusard. Un gâchis incroyable de temps perdu, de pollution, de stress, et des problèmes de transport complètement insolubles.

Il ne faut pas s'illusionner, la population de la France se concentre inexorablement dans quelques très grandes métropoles, générateurs de conditions de transport déplorables et qu'il est impossible d'améliorer significativement, et qui continueront à  gâcher la vie d'un nombre croissant de citoyens.

Il n'y a plus en France, depuis longtemps, de politique d'aménagement du territoire. Il est grand temps d'y revenir, si on ne veut pas que les incidents de cette importance ne deviennent quotidiens, avec les risques de violence qu'elle comporte.

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Publié le 22 Octobre 2012

ogm.jpgUn professeur d'Université, Gilles-Eric Séralini, a fait plus ou moins en douce une étude sur l'effet à longue durée d'une consommation de maïs génétiquement modifié. L'étude portait sur des rats, consommant pendant deux ans du maïs Monsanto.

L'étude est accablante.

Mais plus accablant encore est la rapidité de réaction des agences sanitaires dites officielles, qui, en quelques jours seulement, publient déclarations sur déclarations pour montrer que l'étude en question ne prouve rien, qu'elle n'a pas été réalisée dans des conditions scientifiques acceptables, qu'elle met en avant des évolutions corrélées, mais sans lien démontré de cause à effet. Circulez, il n'y a rien à voir, conclut le Haut Conseil des Biotechnologies.

Gageons que si l'étude de ce professeur avait affiché l'innocuité de ce maïs, aucune agence officielle n'aurait remis en cause sa pertinence.

Qu'auraient dit ces officines officielles si on leur avait posé le cas de l'amante dans les années 60, ou du médiator dans les années 2000. La même chose, sans doute : circulez, il n'y a rien à voir.Et pourtant !

Mais rassurons-nous, quand dans quelques années les malades ou morts apparaîtront, soyons-sûr que beaucoup de ces messieurs sauront se disculper de la meilleure façon, voire, pour les plus culottés d'entre eux, sauront nous dire qu'ils l'avaient bien prévu.

En Italie, des scientifiques viennent d'être condamnés à 6 ans de prison ferme, pour avoir sous-estimé les risques du séisme de l'Aquila. Cela ne risque pas d'arriver en France, où les procès, quand ils aboutissent au bout de dizaines d'années, concluent toujours à l'acquittement.

Monsanto et les autres empoisonneurs ont encore de beaux jours devant eux. Et les moyens pour qu'ils le restent!

 

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Rédigé par jdio

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Publié le 20 Octobre 2012

ALCATEL se meurt.

Alcatel_lucent_logo.pngEst-ce la fin annoncée d'un des fleurons de l'industrie française? Un nième plan social vient d'être annoncé, ils se succèdent depuis la fin des années 90, et la fusion difficile, pour ne pas dire ratée, avec l'américain Lucent en 2006 n'a rien arrangé.

Pourtant, l'entreprise opère dans un marché porteur de haute technologie, la fibre optique et les télécommunications.

Pourtant, elle est plutôt en avance sur ses concurrents, fruit de dépenses soutenues en recherche-développement, qui atteignent 15% du chiffre d'affaires.

Mais la Chine fait aussi bien en terme d'innovation, confirmant que l'idée maintes fois avancée qu'aux pays développés revient l'innovation, et qu'aux autres reviennent les produits à faible valeur ajoutée, est contraire à la réalité.

Mais la Chine a bien évidemment un prix de revient inférieur, assis sur une main d'oeuvre payée dix fois moins chère qu'en Europe.

Mais les principaux clients d'Alcatel sont dorénavant situés hors d'Europe, aux États-Unis et en Chine, là où sont présents deux de ses plus forts concurrents, Huawei et ZTE.

Car en Europe, le marché est atone. Pétrifiés par une croissance en berne et une concurrence qui grève leur rentabilité, les grands opérateurs diffèrent leurs investissements. Pourtant la fibre optique est loin d'atteindre les performances attendues, le réseau 3G, malgré les annonces choc, est cantonné aux grandes villes, le 4G reste dans les cartons.

Le ministre du Redressement industriel annonce un plan de relance du secteur. En a-t-il le pouvoir? Comment amener les grands opérateurs à investir s'ils n'en n'ont pas les moyens, et si, les perspectives de retour d'investissement ne sont pas au rendez-vous?

Il n'y a sans doute pas beaucoup de temps à perdre. Sinon, l'industrie française des télécommunications connaîtra le destin de l'industrie informatique,  et le désert industriel poursuivra son inexorable extension, touchant qui plus est un des secteurs les plus innovant et porteurs d'avenir.

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Rédigé par jdio

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Publié le 12 Octobre 2012

Le cynisme des entreprises n'a plus de limite.

Non content d'avoir accusé à tort trois de ses ingénieurs, puis de les avoir licenciés, on apprend que Renault, via son service de Communication, avait rédigé les communiqués de presse à diffuser aux média pour le cas où ces trois victimes se suicideraient.

Voilà le cas que fait une grande entreprise française et internationale de la vie de ses employés, fussent-ils cadres.

Voila à quoi sert un service de Communication d'une grande entreprise.

On savait déjà évidemment que le service Comm n'a de communication que le nom, et que sa fonction exacte tient plus de la propagande que de la communication. Mais on pouvait espérer que la partialité n'atteindrait pas ce degré de bassesse, et qu'un minimum d'humanité et d'empathie habitaient encore la grande entreprise.

On imagine bien nos cadors de la Comm demander à des jeunes communiquants, frais émoulus de leurs écoles, de tester leur créativité et leur dévouement à l'entreprise en trouvant la façon idéale de justifier l'injustifiable: trois ingénieurs virés à tort se sont suicidés, mais rassurez-vous, Renault n'y est pour rien, et continuera de fabriquer ces voitures que vous attendez et qui vous sont si chères.

On imagine aussi ces mêmes cadors en brainstrorming à leur tour avec des grandes agences de pub analyser et amender le projet, pour sortir un article qui mettra en lumière les qualités de l'entreprise, et réduira en miettes les salariés victimes.

Mais qu'on ne s'y trompe pas. Sur un tel sujet, le service Comm obéit aux ordres de la direction générale.

Toute humanité a disparu de la grande entreprise, où chacun, presque quel que soit son niveau, n'est plus qu'un matricule. La finalité de toute action est le prétendu intérêt de l'entreprise, qui est devenue une espèce de "Big Brother" qui dévore les âmes que les salariés sont contraints de lui vendre s'ils veulent continuer à plaire.

L'entreprise est dorénavant toute entière axée sur la quête exacerbée du profit, elle est prête à tuer tout ce qui vient la contrarier. C'est le résultat de trente années de capitalisme et de mondialisation exacerbés, et aussi de sous-emploi qui fait que chacun est prêt à supporter n'importe quoi, pourvu qu'il garde un emploi pour (sur)vivre.

Respect et considération sont des valeurs qui s'étiolent. On a créé des services de Communication parce que la vraie ne passait plus. A quand la création de services Respect et Considération?

Sauf que s'ils font aussi bien que les services Comm, les salariés ont du souci à se faire !

 

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Rédigé par jdio

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